Limitation d'âge des véhicules: les précisions du ministre Amadou Koné

Quelques heures après l’adoption du décret fixant la limite d’âge des véhicules d’occasion importés, le ministre ivoirien des transports a tenu mercredi après-midi à faire des précisions sur les enjeux d’une décision qui renforce d'autres dispositions en vigueur.

Amadou Koné a insisté face à la presse sur des mesures d’accompagnement prévues par le gouvernement pour un passage en douceur du decret qui pourrait susciter des appréhensions chez les usagers.

La première dispostion d’accompagnement porte sur un delai de carence accordé d’une part aux importateurs qui ont déjà passé des commandes de véhicues. Ces derniers ont trois mois pour se conformer à la nouvelle mesure de limitation d’âge.

«Dans ce delai de trois mois, tous ceux qui ont passé une commande pourront recevoir leurs véhicules, même vieux de 20 ans. A compter du mois de mars, cela ne sera plus possible», a souligné le ministre.    

Pours les propriétaires d’engins de transport public ou privé de voyageurs et de marchandises déjà en activité, la période de tolérance pour l'exploitation est de 10 ans.

«Le gouvernement a decidé que pour l’exploitation des véhicules dejà sur le territoirr national, nous accordons une période de 10 ans. Nous prions l’ensemble des automobilistes durant ces 10 ans de se conformer aux règles du Contrôle technique automobile. Nous serons beaucoup plus regrdants sur le fait que les véhicules qui circuleront soient en phase avec la visite technique», a prévenu le ministre.

La seconde mesure d’accompagnement est une prime à la casse accordée aux propriétaires d’engins vieillissants en vue de les aider à en acquérir de neufs. Cette disposition, a souligné M. Amadou Koné, est en phase de finalisation avec l’appui technique de la Banque Mondiale.

L’ambition du gouvernement est loin de vouloir interdire l’importation de véhicules d’occasion, mais plutôt de «relever le niveau et la qualité du transport en Côte d’Ivoire».

«Les transporteurs de marchandises ivoiriens sont en train de disparaitre car ils n’arrivent pas à suivre les efforts faits par les transporteurs de certains pays voisins qui réussissent grâce à des mesures d’accompagnement à renouveler leur parc automobile. De sorte que nous nous retrouvons sans camion ivoirien au Port d’Abidjan. Il faut qu’en matière de transport de marchandises, les Ivoiriens puissent compétir avec leurs frères de la sous-région. L’amélioration de la qualité du matériel roulant doit aller dans le sens du renforcement des capacités opérationnels des transporteurs professionnels ivoiriens», a martelé le ministre sans oublier le souci de limiter les nuisances causées aux populations par les gaz d’echappement.

En d’autres termes, «on ne peut pas accepter que notre pays devienne une poubelle, que nous acceptions des véhicules que des pays voisins refusent».

Célestin KOUADIO
Source : acturoutes.info

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