Réhabilitation de l’axe Singrobo-Yamoussoukro 14 milliards Fcfa injectés

14 milliards Fcfa. C’est l’enveloppe qu’a nécessité la réhabilitation de l’axe Singrobo-Yamoussoukro, sur l’autoroute du Nord. Pour constater l’état d’avancement des travaux qui ont démarré la semaine dernière, le ministre des Infrastructures économiques, Amédé Koffi Kouakou, s’est rendu, hier, sur cet axe pour voir ce qui se fait.

Selon les techniciens du Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (Bnetd) le projet comprend trois lots : lot 1 : Singrobo-Taabo (24,5 km) ; lot 2 : Taabo-Toumodi (29,5 km) et lot 3 : Toumodi-Yamoussoukro (31,5 km).

Les travaux vont consister principalement à réparer localement les zones fortement dégradées ; mettre en œuvre une couche de base en Grave non traitée (Gnt) d’une épaisseur de 15 cm. Une fois que ce gravier est placé, interviendra une couche de revêtement général en béton bitumineux d’épaisseur de 5 cm. Et cela, sur toute la chaussée et les accotements dans les deux sens de la circulation.

L’accent sera également mis sur le nettoyage des accotements et le terre-plein central. L’autre volet des travaux sera d’améliorer les dispositifs de drainage à certains endroits et surtout au niveau du terre-plein central avec des fossés bétonnés. Cela vise à empêcher la stagnation des eaux sur le bitume. Il est même prévu de rattraper en même temps les défauts d’unir des chaussées pour que l’on ait une uniformité de la route.

Pour le Bnetd, la mise en œuvre de la signalisation horizontale ne sera nullement occultée tout comme la reprise par endroit de la pose des dispositifs de sécurité. Au niveau de l’état d’avancement des travaux, au 10 mars 2017, le ministre et sa délégation ont constaté que sur l’axe Toumodi-Yamoussoukro, la planche d’essai avec mise œuvre de Gnt avait démarré.

Les techniciens ont évalué le délai d’exécution des travaux à 6 mois pour un financement de 14,3 milliards FCFA. Après les arrêts à l’échangeur Pk 198 (Toumodi), au Pk 211 (travaux de drainage), au Pk 215 (travaux de la chaussée), le ministre Amédé Kouakou s’est adressé à la presse.

A en croire le ministre, l’ennemi de la route c’est l’eau. Il a donc donné des instructions fermes afin que les travaux de canalisation se fassent correctement. Pour rappel, le ministère des Infrastructures Economiques a sollicité et obtenu l’accord du Gouvernement à l’effet de réhabiliter cette section de l’autoroute, fortement dégradée.

Ce ministère, avec l’autorisation du ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, a confié la maîtrise d’œuvre de ces travaux à deux consultants : le Bureau National d’Etudes et de Développement Technique (Bnetd) et le Laboratoire du Bâtiment et des Travaux Publics (Lbtp).

Ben Ayoub
Source : L'Expression

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