Réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Kaya: Les travaux démarrent d’ici la fin octobre

En visite d’amitié et de travail en Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et son voisin ont arrêté plusieurs mesures dans le domaine des transports en vue de renforcer davantage leur coopération.

L’information est tombée, au soir du 6 octobre, depuis le 8e étage des bureaux du ministre des Transports, logés à l’immeuble Sciam, au Plateau. La visite d’amitié et de travail du ministre burkinabé des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Souleymane Soulama, son pays et la Côte d’Ivoire, représentée par le ministre des Transports, Amadou Koné, a été sanctionnée par un communiqué.

Dans lequel les deux parties se sont engagées à procéder au lancement officiel des travaux de réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Kaya (nord du Burikna Faso) en passant par Ouagadougou, au cours de la 2e quinzaine du mois d’octobre 2017. « Les deux États sont convenus de fournir leurs meilleurs efforts pour finaliser l’Annexe E2 relative au programme d’investissement, de réactiver le comité restreint chargé de rédiger le manuel de procédures spécifiques de dédouanement, de liquidation et de répartition des droits et taxes prévue par l’annexe F3 portant sur le régime fiscal et douanier applicable au Concessionnaire », explique le communiqué final.

En septembre 2015, Kablan Duncan, Premier ministre ivoirien à cette époque, lançait à Abidjan le démarrage des travaux de réhabilitation pour une durée de huit ans sur l’ensemble des deux phases.

L’objectif étant de moderniser la voie ferrée et reprendre totalement en main tout le système de sécurité. À la longue, le projet devrait permettre d’accroître le volume des échanges par le transport ferroviaire respectivement de plus de trois millions de tonnes de manganèse et 300 mille passagers, et de deux millions de tonnes de marchandises.

« Durant les travaux, il y a eu la survenue de certains évènements qui ont commandé la revue du contenu de convention paraphé en juillet 2015, d’où la signature de la convention de concession révisée à l’occasion du 5e Sommet du Traité d’amitié et de coopération qui a eu lieu en juillet à Yamoussoukro », a expliqué lors de la cérémonie d’ouverture, une source proche du dossier. « Après réaménagement, il faut partir sur une nouvelle base », avait-elle ajouté.

Le projet de réhabilitation, long de 1261 Km, est évalué à 400 millions d’euros, soit environ 262 milliards de FCfa. Il est entièrement porté par la Société internationale de transport africain par rail (Sitarail), filiale du groupe français Bolloré.

Sanction sur le corridor Abidjan-Ouagadougou

Au terme de cette visite d’amitié et de travail, plusieurs autres décisions ont également été arrêtées. Les deux parties ont convenu de « veiller à l’application effective des sanctions contre les agents fautifs » et à « poursuivre les actions de sensibilisation des usagers de la route pour le respect de la règlementation, en vue de lutter contre les pratiques anormales sur les routes ».

Selon le communiqué final, les parties conviennent de la mise en œuvre de mesures urgentes pour la réhabilitation de la route Bouaké-Ferkessédougou.

En attendant cette réhabilitation qui facilitera la fluidité du trafic, le Burkina Faso a sollicité auprès de la Côte d’Ivoire, la prolongation du délai de traversée des camions de quatre à sept jours.

Ceci, pour permettre l’application du Règlement 14 de l’Uemoa (relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle de gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les États membres de l’Union).

Les États instruisent les comités nationaux d’engager toutes les actions nécessaires pour concrétiser la déclaration des ministres chargés des Transports routiers et des Infrastructures routières des États membres de l’Uemoa, du Ghana et de la Guinée, signée à Abidjan le 28 septembre 2017.

Par ailleurs, la Côte d’Ivoire et le Burkian Faso se sont accordés pour signer le projet de protocole d’accord portant sur la mise en place du comité conjoint de suivi du programme de facilitation du commerce, des transports et du transit sur les corridors reliant les deux pays.

Coopération aérienne et météorologique

Sur ce point, les deux États ont pris l’engagement « d’accélérer les procédures internes d’entrée en vigueur de l’accord de services aériens » qu’ils ont signé le 29 juillet 2016 à Yamoussoukro, à l’occasion du 5e Sommet du Traité d’amitié et de coopération (Tac).

Pour permettre la réalisation conjointe des exercices de recherche et de sauvetage, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso conviennent de mettre en place, dans les meilleurs délais, leurs centres de sauvetage respectifs et les équiper conséquemment. « Considérant la place de la météorologie dans les activités aériennes », les États sont convenus de consolider leur coopération à travers « le renforcement des capacités en météorologie et climat et d’échanger les bonnes pratiques » sur l’opérationnalisation des autorités administratives indépendantes.

ANOH KOUAO
Source : fratmat.info

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