4e journée africaine de la sécurité routière : Réduire les accidents et la mortalité

Le lundi 16 novembre 2015, comme plusieurs autres pays du continent, la Côte d’Ivoire a célébré la 4e journée africaine de la sécurité routière.

Ce rendez-vous, qui a eu lieu au Parc des sports de Treichville, était placé sous le thème : « Vers une plus grande application des mesures du plan africain de la sécurité routière : décennie pour l’action 2011-2020 ».

La cérémonie a été organisée par l’Office de sécurité routière (Oser), en partenariat avec le Haut conseil du patronat des entreprises de transports routiers de Côte d’Ivoire (Hcpetr).

En instituant cette journée, il s’agit pour les dirigeants du continent d’attirer l’attention sur la nécessité de renforcer la lutte contre les accidents de la circulation sur le continent.

Selon les statistiques, l’Afrique a le taux de mortalité le plus élevé au monde avec 24,1 personnes tuées pour 100 000 habitants. C’est dans ce contexte qu’au 18e sommet de l’Union africaine, en janvier 2012, à Addis-Abeba (Ethiopie), la décision de prendre en compte les conclusions de la 2e réunion de la Conférence des ministres africains des Transports (Cmat), tenue à Luanda (Angola) du 21 au 25 novembre 2011, a été évoquée.

Lesquelles conclusions ont entériné le Plan d’actions pour la sécurité routière, conformément à la résolution n°64/65 des Nations unies proclamant la décennie 2011-2020, une période dédiée à la sécurité routière. Elles recommandent, par ailleurs, que le 3e dimanche du mois de novembre, qui est une journée mondiale en souvenir aux victimes de la route, soit déclarée Journée africaine de la sécurité routière.

Les accidents de la route entraînent, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), environ 1,25 million de décès par an, soit 3300 décès par jour. Et font 20 à 50 millions de blessés, ou de handicapés. Si rien n’est fait, l’Oms estime que les accidents de la route deviendront la 7e cause de mortalité d’ici à 2030.

Les mêmes statistiques révèlent que 90% des décès sur les routes surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Et l’Afrique, qui possède environ 2% du parc automobile mondial, enregistre 16% des morts sur ses routes.

Chaque heure, 26 personnes passent de vie à trépas à cause d’un accident de la circulation, révèle toujours l’Oms, dans un rapport publié en mars 2013. « Les accidents de la route sont un frein au développement économique », soutient Ta Bi Tra, représentant le directeur général de l’Oser. Une assertion que soutient Diaby Ibrahim, directeur général du Hcpetr.

600 DÉCÈS EN MOYENNE PAR AN EN CÔTE D’IVOIRE

En Côte d’Ivoire, ce sont, en moyenne, 600 décès qui sont provoqués tous les ans par les accidents de la circulation et 12000 blessés. Si 6% des sinistres sont dus à l’état du véhicule et/ou à l’état de la route, les facteurs humains sont à l’origine des 94% autres.

Pour faire baisser les chiffres, « le gouvernement continuera à prendre des mesures fortes en la matière », rassure Soro Mamadou, représentant le ministre des Transports.

Dans ce contexte, l’Etat a lancé la réforme dans le secteur des transports, notamment en ce qui concerne le permis de conduire, la professionnalisation du secteur des transports, le renforcement des capacités des auto-écoles et de leurs moniteurs, et la formation continue des chauffeurs professionnels, etc. Il est même envisagé l’introduction du permis à points.

ANOH KOUAO
Fraternité Matin

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