Abobo Axe Samaké-Mairie... Le calvaire

Abobo, l’un des quartiers les plus peuplés du district d’Abidjan souffre d’une hémorragie qui ne dit pas son nom. En débit des ordures qui envahissent chaque jour la cité de la Paix, un autre problème crucial se pose et ne semble pas toujours trouve un remède. C’est celui de la voirie.

Aujourd’hui, la voie SAMAKE pour la Mairie centrale est considérée comme le parcours du combattant. Et le grand perdant ce sont les automobilistes car à chaque passage, ils ont rendez-vous avec le garagiste.

Ce pendant une distance d’environs 1.5km, on peut en ce temps de pluie perd facilement 30mn et cela a des répercussions sur les pauvres citoyens qui chaque fois ont l’obligation de remplir leur devoir civique.

Un chauffeur de mini car que nous avons rencontré n’ a pas eu la gorge profonde pour nous livrer son désarroi sous l’anonymat « Vraiment on souffre avec cette voie très dégradée et jusqu’à présent les autorités locales ne réagissent pas, et on a l’impression que notre cité a été oubliée alors je demande beaucoup pardon a qui de droit de nous aider surtout nous les chauffeurs car on accompagne les travailleurs à leur lieu de travail, on participe au développement de la Côte d’Ivoire » Nous a-t-il laissé entendre.

En tout cas ce chauffeur aurait eu raison vu l’état actuel de la route et si par hasard une femme enceinte s’aventurait à emprunter cette voie, la suite serait désastreuse.

Un autre passager que nous avons rencontré du nom de Koné S. à sa descente d’un véhicule, les mains aux hanches accuse les autorités locales qui devaient faire un petit geste avant que la structure en charge n’arrive pour poser le garrot.

« Nous savons que le Président de la République avec son programme Présidentiel Urgent viendra tôt ou tard nous soulager mais en attendant qu’est que l’on fait pour nous soulager ? Voyez pour une petite distance on a l’impression que je viens de Bouaké».

Aussi les transporteurs en profitent pour augmenter le prix du transport. Aujourd’hui, en allant à Adjamé via Samaké le client est obligé de débourser la somme de 300f au lieu de 150f et si ce sont les heures de pointes le prix triple.

Même si les chauffeurs sont les grands bénéfi- ciaires, il faut reconnaitre que cette voie est impraticable. Visiblement qu’une solution idoine soit trouvée pour le bonheur de tout un peuple qui en a besoin, rien que pour mener les occupations quotidiennes.

Sammah Zéhi.
Le Democrate

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