Véhicules immatriculés frauduleusement’: des structures demandent la démission du Dg de la douane et du ministre des Transports

Des Fédérations et Syndicats des importateurs de véhicules d'occasion ont demandé, jeudi à Abidjan, la démission du Directeur général de la douane ivoirienne et du ministre des Transports dans le cadre du scandale des véhicules immatriculés frauduleusement. « Nous demandons au Directeur général de la douane et au ministre des Transports, instigateurs du flou organisationnel ayant favorisé cette fraude de démissionner purement et simplement de leur poste afin que des personnes compétentes avec des méthodes cohérentes assurent la relève», a requis Henri Konan, président des Fédérations et Syndicats accompagné d’une dizaine de représentants de ces différentes structures.

Mais que reprochent-ils au Directeur général de la douane et au ministre des Transports ? À cette question ils répondent que ces deux administrations ont mis en place de ‘’faux frais’’ qui pèsent lourdement sur l’activité d’importation des véhicules et la violation de la convention de concession qui définit les différentes obligations et charges entre les acteurs qui interviennent sur la plateforme du Guichet unique automatique. Ils ont relevé que le ministère des Transports et la douane prennent des mesures qui souffrent toujours de faille. Ce que les fraudeurs ont exploité, à en croire les Fédérations et Syndicats des importateurs de véhicules d'occasion.

En conséquence, les Fédérations et Syndicats des importateurs de véhicules d'occasion demandent le retour des ouvertures des dossiers au ministère du Commerce du Guichet unique automobile (GUA) telles que décrites dans la convention de concession. Par ailleurs, ils souhaiteraient que le décret de limitation d’âge des véhicules importés soit suspendu temporairement, le temps qu’il soit soumis à une réflexion profonde avec tous les ‘’vrais’’ acteurs du secteurs sans distinctions. Au surplus, ils demandent à l’État de Côte d’Ivoire une limitation de l’âge des véhicules importés à 10 ans pour les véhicules particuliers (VP), 15 ans pour les minicars et 20 ans pour les camions.

Ils ont, en outre, souhaité que l’État ivoirien règle au plus vite cet épisode des véhicules immatriculés frauduleusement afin qu’ils puissent reprendre sereinement leur activité.

D.Tagro

Source: Abidjan.net

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