Amélioration du transport urbain : Gaoussou Touré annonce un système multimodal

Profitant de l’atelier sur la politique du transport urbain, hier, le ministre des transports a annoncé des chantiers dans ce secteur. La problématique du transport dans le district d’Abidjan préoccupe le gouvernement au plus haut niveau.

Pour y trouver des solutions durables, un atelier impliquant tous les acteurs de la chaîne s’est ouvert, hier, au District d’Abidjan en présence du ministre d’Etat et secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, du gouverneur du district, Beugré Mambé et de plusieurs experts venus d’Europe et d’Afrique.

Si à l’entame des travaux, Amadou Gon Coulibaly a souligné la nécessité de revoir le mode de transport urbain, le ministre des Transports Gaoussou Touré a, quant à lui, annoncé d’importants chantiers allant dans le même sens.

Selon lui, son département ambitionne de mettre en place à Abidjan un système de transport multimodal (lagunaire, ferroviaire, routier), économique et sûr, axé sur la promotion des services de transport public de masse dans une perspective de développement durable.

«Dès notre arrivée en juin 2011 à la tête de ce département, nous avons très tôt adopté la démarche qui a consisté, d’abord à faire le diagnostic du secteur à travers une large concertation des acteurs, ensuite à proposer les solutions adaptées pour sortir le transport routier de la léthargie dans laquelle il était plongé», a souligné Gaoussou Touré.

L’ossature de ladite réforme repose, selon lui, sur l’adoption de la loi d’orientation du transport intérieur (Loti) adoptée en lieu et place de l’ordonnance qui régissait auparavant le secteur.

100 milliards pour le renouvellement du parc auto...

Les décrets et arrêtés d’application sont pris progressivement, dit-il, pour compléter l’arsenal juridique devant encadrer et guider la politique du transport routier. La Loti a notam-ment introduit, selon lui, une réforme institutionnelle concernant la gouvernance du secteur à travers la création de l’Autorité de régulation du transport intérieur (Arti) avec pour missions de réguler les modes de transport routier et fluvio-lagunaire, tant au plan local que national, c’est-à-dire veiller à l’exercice de la concurrence loyale entre les opérateurs afin de garantir les intérêts des usagers.

«D’ici à la fin de l’année, le transport lagunaire sera développé avec l’apparition des bateaux bus de dernière génération, une ligne de métro sera créée au niveau du transport routier», a rassuré le ministre qui a par ailleurs donné de bonnes nouvelles sur la politique de renouvellement du parc automobile.

L’opération porte, dit-il, sur l’acquisition de 50.000 véhicules toutes catégories confondues pour un coût global de 750 milliards de Fcfa sur 5 ans, soit 150 milliards de Fcfa par an. Et pour 2016, le président Ouattara a accordé une ligne de crédit de 100 milliards de Fcfa pour boucler le budget de 150 milliards de Fcfa.

Le secrétaire général de la présidence et le gouverneur du district qui ont souligné la nécessité de développer des systèmes de transport performants ont préconisé, tout comme le ministre Gaoussou Touré, la mise en place d’un système de transport collectif (lagunaire, ferroviaire, routier), et lancé un appel en direction des transporteurs (voire encadré).

L’atelier qui s’achève aujourd’hui est meublé de plusieurs communications sur, entre autres, les moyens de financement pour les systèmes de transports urbains, la reconfiguration spatiale et les modalités d’intégration des services du transport public non concédés. Mais aussi sur les exemples français, italien et sénégalais en matière de transport urbain.

Kuyo Anderson
Soure : L’Expression

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