Après la hausse du prix du Super Les transporteurs font des diminutions

Le prix du litre du Super, comme chacun le sait, a augmenté depuis 48 heures à la pompe. Cette majoration a inquiété les consommateurs qui ont craint une incidence sur le titre du transport. Tel n’est pas le cas, fort heureusement.

Depuis mars 2016, le prix du litre du Super (essence) a été fixé à 570 F au même titre que le Diesel (Gasoil). Une diminution s’inscrivant dans le cadre de l’application de l’ajustement automatique du prix de carburants sur le marché international.

Cette donne a permis aux transporteurs qui utilisaient jusque-là les vé- hicules à Gasoil dans le transport en commun, d’affecter à la flotte, plusieurs véhicules à essence. Il s’agit, notamment, des taxi-compteur, taxi communal, woro-woro, gbaka…

La difficulté aujourd’hui, c’est que cette hausse de 23 F du prix du litre de l’essence à la pompe constitue un manque à gagner pour les chauffeurs des véhicules à essence.

Depuis lundi 08 mai, ceux-ci doivent débourser 460 F de plus pour espérer avoir 20 litres de carburant et 966 F pour 40 litres d’essence à la pompe. Face à cette nouvelle hausse, les chauffeurs de taxicompteur ayant des véhicules à essence se trouvent dans un dilemme depuis le début de la semaine.

Fautil augmenter le titre du transport ou revoir à la baisse les recettes journalières avec les propriétaires ? Et bien, la solution trouvée est à l’avantage des consommateurs.

«Les recettes journalières des taxiscompteurs sont de 22.000 F (Super ou Diesel). Mais depuis ce matin (Ndlr ; mardi 09 mai 2017), cette recette a été revue à la baisse avec l’accord des propriétaires, de sorte que nous versons 21.000 F désormais», se sont félicités plusieurs chauffeurs de taxis-compteurs.

Mais si ce réglage est intervenu au niveau des acteurs du transport, cela n’occulte pas l’inquiétude des consommateurs qui pensent qu’à terme, cette hausse sera répercutée sur le titre du transport.

« Les transporteurs ne sont pas des bons samaritains. Dès lors que le Gouvernement n’a fait aucune communication autour de cette hausse que rien ne justifie, il est clair que les transporteurs suivront », se sont inquiétés certains consommateurs.

Invitant le Gouvernement ivoirien à jouer un rôle de veille afin que cette hausse de 23 F qui concerne essentiellement l’essence ne soit pas un prétexte pour le renchérissement du coût de la vie.

G. De Gnamien
Source : Le Mandat

 

Partagez cet article