Assainissement du secteur des transports : Les raisons de la suspension des 34 auto-écoles

Trois mois. C’est la durée de la suspension infligée à 34 auto-écoles sur les 600 réparties sur l’ensemble du territoire de Côte d’Ivoire depuis le 14 juin 2016.

Cela, selon Guillaume Koko, président de l'Union nationale des auto-écoles de Côte d'Ivoire (Unae-Ci), « pour l’utilisation des bons de prise en charge des candidats au permis de conduire, refus de se plier aux mesures d’assainissement instaurées par le ministère des transports, et le circuit de prise en charge qui donne souvent libre cours à des arnaques dont les candidats au permis après études par l’Office de la sécurité routière (Oser). Guillaume de conduire sont les premières victimes ».

Des informations qu’il a livrées au cours de la conférence de presse qu’il a animée, le mardi 28 juin à la Maison de la presse au Plateau. En effet, selon le président de l’Unae-Ci, « tous les propriétaires de ces établissements en charge du permis de conduire ont au préalable été prévenus », avant d’ajouter « qu’on ne peut pas passer un permis de conduire avec 30.000 F CFA ».

Aussi, a-t-il indiqué que pour créer une auto-école, il faut avoir un diplôme. Un diplôme qui est délivré Koko a également souligné que le temps maximum pour une bonne formation des candidats au permis de conduire est de 25 jours. « Pendant cette période de 25 jours, le candidat pourra être formé efficacement », a-t-il argumenté.

Cette conférence de presse a été aussi l’occasion pour le président Koko d’annoncer que les auto-écoles qui ont décidé de se conformer à la légalité, bénéficient des acquis de la réforme. Mieux, elles viennent de recevoir un don de 150 ordinateurs de la part du ministère des Transports.

Cela, pour optimiser la gestion de leurs activités, en attendant de futures actions annoncées, dans le sens de la modernisation du milieu des auto-écoles. « Nos partenaires (dont des banquiers, des concessionnaires et des assureurs) sont prêts à nous accompagner à avoir des auto-écoles modernes et modèles », a fait remarquer le conférencier.

Notons que c’est par une note portant le numéro 0202/MT/DGTTC en date du 07 avril 2016, que le ministère des Transports a pris des mesures pour réguler l’utilisation des bons de prise en charge des candidats au permis de conduire.

Ces mesures devraient permettre d’une part, de s’assurer que les candidats sont effectivement formés, et d’autre part, de prévenir les troubles éventuels tels que le phénomène de la production anarchique des bons que cela peut engendrer.

Jules César
Source : Le Mandat

Partagez cet article