Autoroute Abidjan - Yamoussoukro : La vitesse continue à faire des dégâts

Un accident a eu lieu à cause des radars. Il y a eu plus de peur que de mal. Un bien malheureux accident est survenu en début d’après-midi d’hier sur l’autoroute Abidjan-Yamoussoukro, à environ 50 kilomètres de la capitale politique du pays.

Ce drame impliquant au moins trois véhicules a été causé par la présence inattendue d’une unité mobile des radars de l’Office de la sécurité routière. Ces gendarmes de la lutte contre la grande vitesse ne signalent pas en général leur position sur cette grande artère, tout comme sur les autres axes routiers menant à l’intérieur du pays.

Les automobilistes déplorent souvent la présence surprenante des radars qui, selon certains, ne signalent jamais leur position. Et ce, dans le seul but de faire de cet instrument de sécurité un outil de recette financière.

Donc pour gagner plus, il faut que davantage d’automobilistes tombent dans le ‘’traquenard’’ de façon impromptue. Et comme il n’est pas du tout rare de trouver des automobilistes roulant à tombeau ouvert, ce contrôle inattendu a fait recette.

En effet, vers 14 heures, hier, dans les deux sens, des véhicules étaient rangés sur le côté de la chaussée. Tombé nez-à-nez avec une unité mobile de radars qui avait déjà immobilisé deux autocars de transport en commun, un automobiliste circulant à bord d’une Peugeot 406 freine inopinément et heurte une voiture bâchée.

La violence de l’accident est telle que la Peugeot finit sa course sur le terre-plein, épave devenue. Dans le même temps, une Mercedes 190 qui arrivait à vive allure, et qui a été surprise elle aussi par l’accident qui venait de se produire, n’a pu s’arrêter à temps.

En voulant éviter d’entrer en collision avec les véhicules qui le précédaient, elle a franchi à vive allure le terre-plein pour se retrouver sur la voie opposée (sens Yamoussoukro-Abidjan), sur laquelle l’unité radar avait également arrêté au moins cinq véhicules.

La Mercedes dont l’infortuné conducteur peut être considéré comme un miraculé, a achevé sa course sur le côté élevé de la route, dans la brousse. Stoppée sa folle course par la dénivellation.

S’il faut saluer la présence des radars en ce que cela contraint les conducteurs à lever le pied de la pédale de vitesse, il faut aussi attirer l’attention du ministère des Transport sur le mode de fonctionnement de ces radars. De plus en plus ils sont perçus comme une unité qui vient faire recette sur les routes. Et cela ne garantit pas forcément la sécurité des usagers.

CISSÉ MAMADOU
Source : Fraternité Matin

Partagez cet article