Autoroute Côte d’Ivoire-Burkina, projet ferroviaire et hydrocarbure : Les précisions du ministre Mabri

Au terme de la Conférence au sommet du 5è Traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burina Faso, le Ministre des Affaires Etrangères ivoirien, Albert Mabri Toikeusse, a eu l’honneur de lire le communiqué final conjoint de la rencontre. Avec lui, son binôme Alpha Barry.

La clôture faite par les Présidents Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré, le patron de la diplomatie ivoirienne était face à la presse où il a fait de grandes précisions quant à certains projets importants.

A savoir la question de la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, le projet ferroviaire et la société pipe line qui doit se mettre en place dans le cadre de l’hydrocarbure. « L’autoroute, il s’agit de 1000 kilomètres au total et aujourd’hui le Coût de l’autoroute est estimé au kilomètre à 2 milliards de Fcfa donc on qu’à multiplier par 1000, on a 2000 milliards Fcfa qu’il faut pour faire l’autoroute. Nous nous sommes engagés à rechercher le financement ensemble avec certains pays amis. Mais aussi avec les instruments de développement que nous avons sur le continent africain notamment la Bad. Pour ce qui est des chemins de fer, la première phase qui va être réalisée va coûter environ 130 milliards Fcfa. Et après, il y a 270 milliards qu’il faut pouvoir mobiliser pour terminer les travaux. En ce qui concerne les hydrocarbures, la société de pipe line se mettra en place. Le Burkina aura 10% dans le capital, d’autres pays frappent à la porte pour venir dans le capital. »

Répondant à la question de savoir le délai d’exécution des travaux de l’autoroute, le ministre Mabri Toikeusse a dit « L’échéance sur l’autoroute dépend de la disponibilité des financements. Ce que nous sommes engagés à faire, c’est de faire en sorte que d’ici le prochain Sommet, tous les tronçons aient bénéficié d’études correctes qui nous permettent donc de mobiliser les ressources. Mais déjà, nous avons quelques financements identifiés et nous allons commencer les négociations, même si les études techniques ne sont pas encore achevées. »

Se félicitant de la situation devenue normalisée entre les deux pays, il a indiqué « Nous nous félicitons que la situation se soit totalement normalisée entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. La tenue de cette session du Tac est l’indicateur le plus éloquent de ce que nous sommes ensemble. Vous avez vu ici les ambitions qu’affiche le communiqué final, et les chefs d’Etat sont déterminés à aller de l’avant. »

J.P.L
Le Nouveau Réveil

Partagez cet article