Axe Abidjan-Alépé : le tronçon menacé de rupture par une rivière hors de son lit

Cela fait plus d’un an que l’un des bras de la rivière Djibi est sorti de son lit pour se retrouver sur la chaussée de la route d’Alépé, peu avant le corridor de sortie d’Abidjan.

Du fait donc du contact permanent avec l’eau, cette partie de la voie est fortement oxydée par endroits. Mais avec l’imminence de la saison des pluies, une rupture totale du tronçon est à craindre, selon un constat fait par Acturoutes.

Les automobilistes peinent déjà à traverser la zone critique, en dépit du guidage de jeunes volontaires. Car, non seulement la voie est rongée par les deux flancs, mais aussi on note également l’existence de crevasses en plusieurs parties de la chaussée.

«Il y a eu plusieurs cas d’accidents en cet endroit, du fait de la mauvaise appréciation du danger par les usagers», a confié , d'emblée, l’un des quatre guides pour certainement justifier leur présence en ces lieux.

«Les soirs, nous ne venons pas afin d’éviter qu’on soit assimilé à des coupeurs de route», poursuit notre interlocuteur.

Cependant, «lorsqu’il pleut, nous nous sentons obligés de venir afin de faciliter les traversées», souligne-t-il, ajoutant qu’il y a eu des fois où des conducteurs, surtout de véhicules personnels ne voulant pas prendre de risques, ont rebroussé chemin.

Un panneau avec les enseignes d’une entreprise de construction de routes sur lequel il est également interdit d’effectuer des dépassement est entreposé près de l’obstacle, en provenance d’Alépé.

Cette signalisation confirme, un tant soit peu, ce qu’avait dit l’an dernier, l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) sur la question de l’inondation du tronçon Abidjan-Alépé, une partie d’une voie internationale.

En effet, l’un des responsables de l’Agence avait indiqué à des confrères de la télévision que l’état de cette voie menant au Ghana était su et que les travaux allaient être engagés.

Ces travaux de rénovation prendront certainement en compte le pont sur la rivière Djibi, plus loin sur le même tronçon, entre la fin du corridor et le village d’Ahoué.

Les abords du viaduc sont rongés ou craquèlent par endroits. Depuis qu’Acturoutes en avait fait cas, il y a deux ans, la dégradation s’est accentuée.

Aujourd’hui, l’érosion a entamé l’infrastructure par-dessous, dans les deux sens, de sorte qu’il est désormais quasi impossible pour les automobilistes d’effectuer un croisement, au risque de basculer dans le cours d’eau.

De simples pneus usés disposés servent de balises pour orienter tout passant.
Vivement que le chantier démarre pour le bonheur de tous.

Mathias KOUAME
Envoyé spécial
acturoutes.info

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