Cfao Motors/ Pour des revendications corporatistes : Les agents bloquent le travail

Un débrayage du personnel de Cfao Motors paralyse l’entreprise depuis hier. A l’origine de cet arrêt de travail, la non satisfaction des revendications relatives à l’‘’amélioration des conditions de travail’’ et ‘’le départ non négociable et sans délai du territoire ivoirien’’, de certains expatriés français.

A ces derniers, les grévistes imputent des propos ‘’arrogants’’, ‘’racistes’’ et ‘’injurieux’’, ‘’humiliants’’ et ‘’inhumains’’ envers le personnel, pour certains et de ‘’mauvaise gestion de l’Atelier et du personnel’’, ‘’manque de qualification’’ et ‘’difficulté de communication avec le personnel’’, pour d’autres responsables ladite société.

Les mécontents se plaignent aussi de ‘’la fréquence des odeurs nauséabondes dans l’atelier du siège, de la chaleur intempestive et de l’absence de cantine’’. Ils revendiquent également un ‘’profil de carrière et des catégories professionnelles ; la révision de leurs salaires : 250 000 Fcfa net à payer pour la plus petite catégorie ; la révision de l’allocation jouet de 5.000 à 30.000 Fcfa ; gratification à 100% pour le 13è mois ; amélioration des conditions de prêt ; des cars de transport ; la mise en place d’une politique d’acquisition de maison ; une mutuelle pour les agents Cfao etc.’’

Selon Tiémélé Ahoussi Roland, Mme Oka Emilie, et Niamkey Thomas, tous membres du Comité de crise des agents de cette boîte, rencontrés sur place, les différents points de revendications énumérés ont plusieurs fois fait l’objet de discussions entre la direction et le personnel depuis l’année dernière.

‘’Suite aux échanges avec la direction, les 8, 12 juin et le mercredi 16 juillet 2015, un délai de deux (2) semaines avait été retenu pour la résolution des problèmes cités ci-dessus.

Mais jusqu’aujourd’hui, aucune suite favorable n’a été proposée. Nous sommes donc fatigués des promesses que la direction nous fait à chaque arrêt de travail’’, ont-ils déploré. Aussi sont-ils revenus à la charge. Cette fois, ‘’cet arrêt de travail continuera de manière indéterminée’’, ont-ils menacé.

Joint au téléphone par la réceptionniste, sur notre insistance, à l’effet de savoir si les préoccupations ont été prises en compte, M. Aba de la Direction des ressources humaines (Drh) nous a orientés vers un des délégués du personnel. Mais celui-ci n’a pu nous éclairer.

‘’Avec la tension qui prévaut actuellement dans l’entreprise, je ne suis plus la personne indiquée pour vous dire quoi que ce soit à ce sujet’’, nous a gentiment répondu le délégué Pétémé Serge. Affaire à suivre...

Frimo D. Koukou
Le Mandat

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