Commune de Yopougon : Ces voies bitumées cassées pour travaux et abandonnées

Carrefour Keneya, ce samedi 28 juin 2015. il est 20 heures. Au carrefour Keneya, un des nombreux carrefours du boulevard de la commune de Yopougon, qui part du carrefour siporex au carrefour siguidiba, un embouteillage monstre.

Les feux tricolores fonctionnent à merveille, les agents de régulation de la circulation routière sont à la tâche. Mais plus de centaines de véhicules, avancent à pas de tortue, bloqués à ce carrefour.

Des automobilistes, par la relative longue attente, sont sur les nerfs. Certains d’entre eux n’hésitant pas à descendre de leurs véhicules pour comprendre les raisons de cet embouteillage. D’autres n’hésitant pas également à descendre de leurs véhicules pour aller traiter les agents de régulation d’incompétents.

Après explications, ils se rendent compte que ces agents n’en sont pour rien. la raison de ce bouchon à cet endroit précis, des trous béants creusés par des entreprises dans le sol pour enfouir sous le macadam, des fils électriques ou des tuyaux.

Après ces travaux, cette partie de la chaussée, défigurée, a été abandonnée. ces trous ont été juste recouverts de terre rouge. Mais les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur Abidjan, ont enlevé cette terre, et approfondi davantage ces trous qui occupent toute la largeur de la chaussée.

Sur sous le sol et qu’ils endom- une autre voie, cette fois-ci secondaire, non loin de ce carrefour, le constat est le même. Les trous qui séparent cette voie, sont béants. Les automobilistes contraints de freiner à ce niveau pour éviter d’endommager leurs véhicules.

Ces trous abandonnés, après des travaux d’utilité publique sont légions dans cette commune. D’autres trous sont observés à d’autres endroits de ce bou- levard à grande circulation. Comme sur une partie de ce boulevard à côté duquel, se trouve l’espace ficgayo. les trottoirs sont aussi victimes de ces travaux sauvages. 

A l’instar des trottoirs du carrefour Saint-André, au quartier sicogi. Une situation qui exaspère les piétons et les automobilistes qui accusent les auteurs de ces travaux d’amateurs et les pouvoirs publics de mauvaise gouvernance. « Je ne peux pas comprendre que l’état donne des contrats à des privés pour installer du matériel sous le sol et qu’ils endommagent la voie et l’abandonnent sans être interpelés par les pouvoirs publics. le cahier de charges doit prévoir que ces entreprises remettent en l’état, les voies endommagées. Si ce cahier n’est pas respecté, ces entreprises doivent être poursuivies pour dédommagement. parce que les routes sont créées et bitumées avec l’argent du contribuable. il n’est pas normal que les entreprises de travaux publics fassent ce qu’ils veulent en toute impunité » affirme François Konan, ouvrier à la zone industrielle de Yopougon, rencontré ce samedi, sur le trottoir du carrefour Saint-André.

Quant à Joël Gnali, enseignant de profession, et automobiliste, il soutient que cela ne peut se voir qu’en Afrique. « On est loin de l’émergence. C’est du sous-développement » a-t-il lancé. le boulevard principal de Yopougon n’est pas le seul trajet à être détruit par endroits. Plusieurs autres artères subissent la même barbarie.

Charles Bédé

Source : Notre Voie

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