Construction de routes et ponts : Le Dg de l’Agéroute dévoile les grands projets

Plusieurs grands travaux de réhabilitation et de construction de routes et de ponts sont prévus durant le second mandat du Président Alassane Ouattara.

Le Directeur général de l’Agéroute, Bouaké Fofana, a énuméré les grands projets d’infrastructures qui seront lancés cette année. Il s’est prononcé sur les grands chantiers de l’Etat, hier, au cours d’une rencontre avec la presse au Plateau.

Selon lui, les travaux du 5ème pont d’Abidjan entre Yopougon et Adjamé débuteront au cours du 2ème semestre 2016. Il a précisé que cette infrastructure sera longue d’une voie express de 7.490 km. La voie passera par Attécoubé (Boribana) par le franchissement de la baie du banco par un viaduc et un échangeur pour une longueur totale 1.450 km.

«Les études sont achevées. La phase d’identification des réseaux est en cours, ainsi que l’étude d’impact environnemental et social. Des négociations sont en cours entre le gouvernement ivoirien et Kexim Bank pour la réalisation des travaux », a indiqué le Dg, Bouaké Fofana.

La période d’exécution des travaux se fera sur 3 ans, d’octobre 2016 à décembre 2019. Il est également prévu en octobre 2016, le début des travaux de l’échangeur d’amitié ivoiro-japonais. Cette infrastructure comprendra 2 branches dont l’une dans le sens pont De Gaulle-aéroport (210.06 m) et l’autre dans le sens Treichville-aéroport (321m).

Les études sont achevées et l’accord de financement a été signé. Les travaux prendront fin en décembre 2017. En plus des chantiers, le Dg Bouaké Fofana a évoqué la construction du pont sur le Tiemba, sur la route Odiénné-Diouatiédougou-Séguélé. Le premier coup de pioche des travaux a été donné par le Premier ministre le 25 janvier dernier. Les travaux prendront fin en janvier 2017.

Il est également prévu la construction de 14 ouvrages métalliques dans les régions d’Abidjan, Nawa, Kabadougou, Tonpki, Folon, Tchologo, Hambol, Worodougou, Lôh Djiboua, Gôh, Béré. Les études sont achevées et l’accord de financement est signé.

Les travaux démarreront en octobre 2016 et prendront fin en décembre 2017. Les travaux de la route Bloléquin-Toulepleu-Frontière Libéria qui s’inscrivent dans le projet du fleuve Mano seront lancés en avril 2016 et prendront fin en juin 2018. Sont concernées par ce projet, les routes Tabou-Prollo-Frontière Libéria et Danané-Frontière-Guinée.

Tous ces projets permettront la création de milliers d’emplois. A en croire Bouaké Fofana, la convention de partenariat qui lie l’Agéroute au Projet emploi jeunes et développement des compétences (Pejedec) a permis de recruter, durant le premier quinquennat du Président Ouattara, 12.666 jeunes de 18 à 30 ans.

« Répartis en quatre vagues sur une durée totale de deux ans, ce sont au total 1.634.496 journées de travail qui ont été œuvrées et payées à ces jeunes. Leur travail a permis d’entretenir environ 1359 km de voiries urbaines dans 16 localités de la Côte d’Ivoire dont 4 dans le District d’Abidjan », a expliqué Bouaké Fofana.

Hormis ces bénéficiaires, ce sont également 125 jeunes de niveau Bac, 32 jeunes de niveau Bts, qui ont été employés sur une période d’au moins deux ans, respectivement comme chef d’équipe, superviseur des travaux et comptables sur le terrain.

Un programme de réhabilitation de la voirie

Le Dg de l’Agéroute a annoncé pour les mois à venir un vaste programme de réhabilitation de certaines voies dans la capitale ivoirienne. Il s'agit essentiellement de travaux d'entretien, de réhabilitation et de construction de routes...

Selon lui, la Côte d’Ivoire perd 1000 milliards FCfa du fait de la dégradation et de la vétusté de ses routes. S’agissant des critiques des uns et des autres quant à la dégradation des voies, Bouaké Fofana a précisé que chaque route à une durée de vie précise. « Une route réhabilitée n’est pas faite pour durer aussi longtemps qu’une route neuve qui se construit. Mon sentiment est que, la plupart du temps, ces critiques sont fondées sur des travaux qu’on appelle des travaux de réparation, de dégradations localisées. En Côte d’Ivoire en général, on construit les routes pour 15, 20 ans, c’est la structure de chaussées faite pour qu’elle dure entre 15 et 20 ans », a-t-il indiqué.

Pour lui, quel que soit la durée, il faut un entretien régulier pendant la durée de vie de la route. «Si je dis que ma structure de chaussées est faite pour durer entre 15 et 20 ans, cela veut dire en moyenne que tous les 5, 6 ans, je dois intervenir pour que la route atteigne cette durée de vie. Quand les gens parlent de routes d’avant qui duraient longtemps, la question, techniquement, c’est de dire quel trafic il y avait là-dessus. Si vous faites une route où passent 100 véhicules par jour, elle va durer longtemps. Mais la même route construite de la même façon, s’il y a 1.000 véhicules qui passent là-dessus chaque jour, elle va se détruire plus rapidement. Quand le trafic est lourd, la route se dégrade plus vite, donc il faut l’entretenir plus régulièrement », a dit Bouaké Fofana.

Le conférencier note aussi que sa structure à la gestion des Bacs. Depuis l’inauguration du pont de Jacqueville, le bac automoteur de cette localité est affecté sur le site de Grand-Lahou. Il a également précisé que les bacs de Béoumi, Béttié, Eloka et Akrou 2 sont également réhabilités dans le cadre du Programme d’entretien routier 2014-2015 et sont en instance d’affectation. Il est également prévu la construction et l’installation des bacs à trailles sur les sites de Bin-Houyé, Borotou, M’Basso, Vonkoro, Marohoué et d’Abradinou et d’un bac automoteur sur le site d’Eloka.

Afin d’assurer convenablement la fluidité du trafic et de garantir la sécurité des usagers, plusieurs carrefours à Abidjan et dans certaines villes à l’intérieur du pays ont été dotés d’équipements de feux tricolores.

Lesdits travaux sont contractualisés à dessein de pourvoir à l’entretien et à la maintenance de ces équipements. Il s’agit de travaux de maintenance préventive et corrective de ces dispositifs de régulation de la circulation qui exigent une conduite de prestations de réparation et de substitution à des éléments constatés endommagés ou défaillants, des équipement neufs.

La réalisation de ces travaux a pour objectifs de conserver aux installations de feux tricolores, un fonctionnement normal permanent, de sorte que le dysfonctionnement qui survient soit bref.

Benjamin Soro
Le Mandat

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