Contrôle automobile: la SICTA annonce des outils "innovants" pour les usagers

Du 4 au 6 février, s’est tenu à Yamoussoukro le 10e séminaire des Chefs de service et de station de la Société Ivoirienne de Contrôle Technique Automobile et Industriel (SICTA).

Une rencontre bilan qui, au delà des perspectives d’une amélioration des services, a ouvert les portes à une prise de conscience sur les valeurs morales nécessaires à l’amélioration de la sécurité routière et qui (malheureusement) font défaut dans le comportement tant des automobilistes que des organes chargées de la répression.

Le Directeur général de la SICTA, face aux journalistes entre deux séances du séminaire, à déroulé un ensemble de stratégies destinées à traquer les fraudeurs au contrôle technique automobile.

Des assouplissements pour « soulager » les usagers

D’un, une approche conciliante accorde désormais une tolérance de 2 mois au delà de la validité du certificat de visite technique qui colle avec celle de la vignette. Hors de cette période de carence, l'usager paie une amende équivalant à 25% du montant de la vignette. Dans le passé, l’amende était fixée à 100% de la valeur de la vignette.

Sur le terrain de la visite technique, il est offert à l’usager un diagnostic technique qui lui permet de savoir les défauts techniques de son véhicule avant le contrôle technique proprement dit. Un service qui coûte moins de 10 000 fcfa. Lorsque le véhicule est dans un état irréprochable, le propriétaire peut convertir ce diagnostic en une visite technique en payant le montant différentiel y compris la vignette. C’est une offre qui permet à tout détenteur de véhicule de réduire les coûts de réparation et de prendre de l’avance.

Maintenir la traque des automobilistes fraudeurs

De deux, une approche répressive va bientôt se manifester sur les routes par un sytème de traçage de tout véhicule en circulation. Un outil via SMS permettra à tout policier détenant le certificat de visite technique de savoir si ce certificat est authentique ou falsifié comme il s’en trouve dans la circulation.

Une interconnexion des bases de données sera par ailleurs établie avec tous les autres services des structures sous tutelle du ministère des transport (DGTTC, OSER, CGI, OIC...) qui pourront a tous les niveaux vérifier l’état de conformité de l’usager vis-à-vis de la visite technique, de l’immatriculation ou toute autre démarche relative à son engin.

Un appel à l’éthique et à l’intégrité

Mais l’outil technologique, aussi performant qu’il peut être, ne garantit pas pour autant l’efficacité de l'action. Du moins tant que l’agent, à tout niveau de la chaîne, ne fait pas preuve « d’éthique et d’intégrité ». Deux maîtres-mots qui ont présidé le séminaire de Yamoussoukro.

« l’éthique, bien plus que la simple absence de corruption, consiste à adopter et à entretenir un ensemble d’attitudes et de valeurs positives donnant corps aux buts et aux objectifs de notre mission de renforcement de la sécurité routière », a insisté le DG...

Avec l’informatisation et l’automatisation du contrôle technique, la SICTA a réussi à faire disparaître la corruption en quasi totalité sur ses sites.

« Le point d’achoppement, c'est le contrôle. Il n’y a pas de sanction, par ce qu’il y a trop d’interventions », a poursuivi M. Ya Emile en faisant allusion aux nombreuses irrégularités constatées sur les routes et face auxquelles les autorités policières se trouvent impuissantes. Les cas foisonnent: plaques d’immatriculation fantaisistes, vitres teintées, pare-brises brisés...

La contribution de la SICTA est «d’armer» les agents de police de route pour qu’ils soient plus efficaces dans leurs tâches. Ceci passera par une campagne de sensibilisation qui, aux dires de M. Y'a Emile, démarrera bientôt.

Célestin KOUADIO
Envoyé spécial
acturoutes.info

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