Entrée de taxis jet et Africab dans le transport : Les propriétaires de taxis compteurs mettent en garde

Depuis quelques mois, un nouveau type de transport est observable dans le District d’Abidjan. Il s’agit des ‘’taxis jet’’ et Africab. Déjà, les propriétaires de ces sociétés sont accusés de mener une concurrence déloyale aux taxis-compteurs.

En outre, selon le ministre des Transports Gaoussou Touré, ils ne sont pas encore à jour dans la constitution des dossiers pour exercer. Cette situation fâche le collectif des acteurs du secteur des taxis-compteurs.

Hier, au cours d’une conférence de presse à Treichville, leur porte-parole Coulibaly Adama, président du groupement des professionnels des taxis-compteurs (Gptc), a dénoncé les irrégularités relatives à l’existence desdites sociétés.

Coulibaly Adama a fait noter, après des enquêtes, que ni le Centre de gestion et le District autonome d’Abidjan n’ont délivré une quelconque autorisation d’exercer à ces véhicules. Et pourtant, ils sont visibles régulièrement devant les grandes surfaces et les hôtels de la ville d’Abidjan. Et ils ne semblent guère inquiétés.

Coulibaly Adama a relevé qu’à la suite d’échanges au ministère des Transports, le ministre avait pris l’engagement ferme de faire arrêter ces taxis illégaux, le 18 avril dernier. Mais il fait le constat que le ministre n’a pas fait exécuter ce qu’il avait décidé, les-dits véhicules continuant de circuler sans sourciller.

« Nous sommes au regret de constater aujourd’hui qu’un mois après l’ouverture de discussions avec le ministère, ces véhicules sont toujours dans la circulation », a déploré le porte-parole du collectif.

Il a confié que cette situation irrite les membres de sa corporation. « Nous voulons rappeler à nos autorités que l’Etat a le devoir de protéger notre secteur d’activité, et si nous constatons la démission de l’Etat, comme cela parait être le cas, alors nous serons dans l’obligation de nous défendre nous-mêmes par les moyens qui nous sont propres, et cela dans les meilleurs délais », a prévenu Coulibaly Adama.

En attendant, pour éviter d’en arriver à là, les transporteurs proposent aux propriétaires de ces véhicules qu’ils régularisent leurs dossiers au même titre que les autres, pour faire le commerce de taxis.

Source : Le Mandat

Partagez cet article