Faible durée de vie des infrastructures routières : Le changement climatique largement mis en cause

Le contenu du 7e rapport de la Banque mondiale sur la situation économique en Côte d’Ivoire dénommé « Pour que demain ne meure jamais » est connu depuis le jeudi 12 juillet 2018.

Le rapport qui porte sur la menace du changement climatique sur l’économie et le développement de la Côte d‘Ivoire n’a pas manqué de traiter la question de la qualité des infrastructures routières. A en croire les experts de la Banque mondiale, la plupart de ces routes voient leurs durées de vie considérablement réduites du fait du changement climatique. « A Abidjan, bon nombre de routes sont construites pour durer une quinzaine d’année mais se trouvent endommagées en quelques mois en raison d’évènements climatiques extrêmes », expliquent-ils.

Cependant, relèvent-ils, les conditions climatiques ne justifient pas à elles seules cette dégradation rapide des infrastructures routières. Le mauvais entretien, la mauvaise qualité de certains travaux ainsi que la non-prise en compte des risques climatiques dans la conception des projets, sont autant d’éléments qu’ils ont évoqué au nombre des facteurs à l’origine de la faible durée de vie des routes abidjanaises. S’agissant du dernier facteur à savoir la prise en compte des conditions climatiques dans la conception des projets, le rapport a fait remarquer que cette démarche a une incidence importante sur la gestion des budgets.

En effet, ont-ils appris, bien que la construction d’une route prenant en compte les changements climatiques soient soit plus onéreuse pour le pays, il s’avère plus rentable sur le long terme à la différence des infrastructures non adaptée dont les coûts de réhabilitation sont largement bien plus importants. «  L’expérience internationale a démontré que la prise en compte des changements climatiques dès la conceptualisation des projets de routes est financièrement plus rentable que de construire une route moins chère mais plus vulnérable (banque mondiale, 2017). En effet, il est estimé que dans les zones à risques les coûts de réhabilitation d’une route non-adaptée aux changements climatiques sont en général 10 fois plus élevés que pour une route adaptée. Si le coût initial de construction est plus élevé pour cette dernière, celui-ci est largement compensé par les économies accumulées au cours du cycle de vie de la route», indique le rapport de l’institution internationale.

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