Fluidité du transport entre Abidjan et Ouaga : Ivoiriens et Burkinabés mettent en place un guichet unique

Le secteur du transport s’organise. Depuis hier jeudi, les transporteurs de la Côte d’Ivoire, à travers le Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d’Ivoire, et l’Organisation des transporteurs du Faso (Otraf), ont convenu de la mise en place d’un guichet unique.

La délégation burkinabé qui séjourne depuis 3 jours déjà à Abidjan a eu jeudi dernier une rencontre de travail avec la Direction du Haut-Conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d’Ivoire. Elle est conduite par son président, Issouf Maïga, et son vice-président, Zerbo Amadou.

Selon le Directeur général du Haut Conseil, Diaby Ibrahim, il s’agit de « faire en sorte à faciliter la coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire dans le domaine du transport routier de marchandises sur le corridor Abidjan-Ouagadougou, conformément au Traité d’amitié et de coopération (Tac) entre les deux Etats ».

C’est dans ce cadre que depuis 3 jours, une délégation burkinabé de l’organisation des transporteurs du Faso séjourne à Abidjan. « Renforcer les capacités des acteurs du transport routier sur le corridor Abidjan-Ouagadougou », tel est l’objectif de cette rencontre.

En effet, dira-t-il, « depuis plus d’un an, les représentants de la Côte d’Ivoire et du Burkina se retrouvent, dans le cadre des rencontres périodiques pour le suivi de la mise en œuvre des mesures préalables de l’Appui budgétaire régional (Abr), Burkina-Côte d’Ivoire ».

Des mesures qui se résument en cinq points essentiels : la professionnalisation et la formation de l’industrie de transport routier de marchandises, la modernisation de l’organisation du marché du transport routier de marchandises, la compétitivité du port et des plates-formes logistiques intérieures, l’amélioration des procédures de dédouanement et la facilitation du transit.

Au terme de cette mission, les deux parties ont élaboré et validé les termes du protocole. Dans deux mois, la partie ivoirienne se rendra à Ouagadougou pour la signature de ce protocole de coopération.

Cames Koffi
Source : Le Mandat

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