Infrastructures routières à Abidjan : Il y a problème partout

Faut-il la re-retirer, cette sonnette d'alarme ou laisser pourrir encore la situation ? En tout cas, la question mérite d'être posée lorsqu'on effectue un tour à Abidjan (pour ne rester qu'à ce niveau du pays !), et qu'on fait des incursions dans plusieurs communes.

Dans la capitale économique, l'adage qui dit que "la route précède le développement" n'a pas droit de cité. Ici, à part les nouvelles voies qui sont elles-mêmes déjà abîmées avec des nids-de-poule surprenants, les anciennes, réhabilitées d'une façon légère, mettent la vie de tous en danger : opérateurs économiques et populations, potentiels usagers.

A Liberté, dans la commune d'Adjamé, on n'a plus affaire à un boulevard. C'est plutôt sur une piste monstrueuse, tortueuse, sinueuse, précaire et dangereuse que circulent les automobilistes. Souvent avec le risque de casser son véhicule. Sans des feux tricolores, sans signalétique routière, on est dans un véritable No man's land. Ici, faute de signes de régulation routière, la zone appartient à qui circule aux forceps.

Dans la zone des 220 logements, il est certain que des personnes d'un certain âge (elles ne sont pas nombreuses qui vivent encore!) ne doivent pas passer par là. Sinon, elles en auront pour leur santé tant les dégradations généralisées des voiries ont définitivement défiguré cette belle cité exemplaire à une époque pas trop éloignée.

A Andokoi, dans la commune de Yopougon, les pêcheurs de cachalot pourraient y mener aisément leurs activités tant des lacs ont créé leur quartier dans des trous béants sur les routes. Ici, quand il pleut, il faut être assez courageux pour sortir de chez soi parce que les routes se perdent sous les eaux. Et gare à l'imprudent!

C'est réellement partout qu'il y un gros problème sur les voies à Abidjan. Abobo, Attécoubé, Yopougon et Koumassi ont carrément besoin de plan Marshall. Lorsqu'il pleut dans plusieurs quartiers de ces communes, c'est toujours la catastrophe.

En saison pluvieuse, faute de visibilité routière, ils sont nombreux les transporteurs et les particuliers qui choisissent de garer leur véhicule, à cause de l'impraticabilité notoire et vicieuse des routes de ces communes. Cocody n'est désormais chic que dans quelques quartiers (plutôt quelques zones!).

C'est la désolation lorsque vous entrez dans les sous quartiers de Angré, Cocody Centre, Riviera 2 et Riviera 3! Le tunnel et l'échangeur de la 2 construits "avant-hier", ont même "pâli" sous la pluie, avec ses nids-de-poule.

A Port-Bouët, pendant que la commune apprécie son abattoir, ses routes se dégradent à une vitesse incroyable! Carton rouge! Faire les états généraux des routes ivoiriennes, situer les responsabilités, sortir les faux opérateurs économiques du processus, pourraient ouvrir la voie à une émergence routière...

Hermance K-N
Source : Soir Info

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