Infrastructures routières en Afrique : Patrick Achi annonce la construction de 6500 km de nouvelles routes

Plus de 200 experts venus des pays membres de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (Agepar) réfléchissent, à Yamoussoukro, sur le rôle des infrastructures routières dans l’émergence des États. Rôle des infrastructures routières dans l’émergence des pays africains”.

C’est le thème des seizièmes assises de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (Agepar), ouvertes lundi à l’hôtel Président de Yamoussoukro, en présence de Patrick Achi, ministre des Infrastructures économiques.

À l’ouverture des travaux et lors de la conférence inaugurale, le ministre Patrick Achi a indiqué que le développement des infrastructures routières est sans équivoque l’axe majeur de l’émergence. Étant donné, a-t-il expliqué, qu’aucun pays, quelles que soient ses potentialités, ne saurait être compétitif sans infrastructures routières de qualité.

Puis de dévoiler que le Président ivoirien compte doubler le réseau routier par la construction de 6500 km de nouvelles routes, d’ici 2020. En effet, faisant le bilan des acquis de la Côte d’Ivoire en matière d’infrastructures routières, Patrick Achi a fait savoir aux experts que les gouvernants ivoiriens ont compris très tôt l’enjeu que représente le développement des routes.

D’ailleurs, il croit que l’un des secrets du miracle ivoirien réside à ce niveau, en référence à la maxime selon laquelle les routes précèdent le développement. Une volonté des gouvernants qui s’est traduite par des efforts remarquables sous le Président Houphouët-Boigny, de 1960 à 1985. Puis de connaître une accélération ces dernières années, sous le Président Alassane Ouattara.

Au total, ce sont plus de 6500 km de routes bitumées dont dispose la Côte d’Ivoire. Ce qui représente un investissement d’environ 2000 milliards FCfa. Et dans le cadre d’une Côte d’Ivoire émergente d’ici à 2020, l’État entend construire 6500 km de nouvelles routes à travers tout le pays. De sorte à porter le potentiel ivoirien à 13.000 Km. Sans occulter pour autant le défi de l’entretien des 6500 km de routes déjà existants.

Ces ambitions du Président Alassane Ouattara sont portées, selon Patrick Achi, par le Plan national de développement (Pnd 2016-2020) dans lequel 3500 milliards de FCfa sont prévus pour le secteur routier Il a néanmoins rappelé également aux participants les défis majeurs auxquels les pays doivent faire face. Entre autres, les défis techniques, financiers, de gouvernance et du cadre institutionnel et surtout celui du capital humain qui reste et demeure un facteur déterminant.

Dynamisation des organes Selon Cheick Oumar Diallo, président du comité de direction de l’Agepar, les acquis et l’audience de l’association au plan national et international sont indéniables en 20 ans d’existence. Aussi, il importe, pense-t-il de se projeter sur de nouveaux paradigmes, en dynamisant les organes de la structure pour lui permettre de jouer un rôle moteur dans l’émergence des pays membres.

Séka Lazare, directeur de cabinet représentant le ministre auprès du Président de la République, chargé des Jeux de la Francophonie, a plaidé auprès des experts africains afin que les facteurs environnementaux soient pris en compte dans la construction des routes.

De sorte à éviter les impacts sur le développement durable des villes. Il a ajouté que pour permettre la fluidité du trafic à Abidjan, le ministre Beugré Mambé projette de construire 110 km de voies.

Quant à Touré Massara, première vice-gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, elle a souhaité que le ministère des Infrastructures économiques appuie sa structure dans son ambitieux projet de bâtir une voie de contournement de la ville, longue de 35 km, à partir du village de Fondi.

De sorte à éviter la traversée de la ville par des poids lourds souvent à l’origine d’accidents mortels. A ces assises qui célèbrent également le vingtième anniversaire de la création de l’association, en 1995, à Yamoussoukro, participent une vingtaine de pays sur les 33 États africains membres.

Les travaux dureront jusqu’au 1er septembre et permettront de faire l’état des lieux des infrastructures routières et de relever leur importance dans l’émergence de ces États. C’est aussi l’occasion d’identifier les obstacles et envisager des pistes de solutions.

N’DRI CÉLESTIN
Source : Fraternité Matin

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