Koumassi / Deux mois après l’annonce de la réhabilitation des voiries : Pourquoi les travaux traînent

Les travaux de réhabilitation de 18 Kms de voiries dans la commune de Koumassi, lancés le 5 novembre 2015, peinent à avancer. Et ce, malgré les 10 milliards de Fcfa injectés. Etat des lieux.

«J’invite les populations à prendre soin de toutes les réalisations dans leur commune. Car, nous avons réparé certaines voies en mars mais déjà en septembre tout a été dégradé. On a constaté que certaines personnes, pour éviter de vider leurs latrines, redirigent leur tuyau dans les rues ou les caniveaux. Ce qui provoque la dégradation rapide des voies», a déploré le premier magistrat de la commune de Koumassi, lors de l’annonce de la réhabilitation des voiries.

C’était en novembre dernier. Le top départ a été donné le 5 novembre 2015 à Zoé Bruno et à Soweto. Les travaux portaient sur la réparation de 18 Km de voies. Ce projet prend en compte les voies principales de la commune.

A savoir le Boulevard Antanarivo, le boulevard du 7 Décembre, le boulevard du Caire, le boulevard du Gabon, le boulevard du Cameroun et les rues H85 et H63.

Par ailleurs, des travaux de réhabilitation de voiries revêtues et l’assainissement de 15 voies, avec le bitumage de 11 nouvelles voies sont pris en compte par le Projet de renaissance des infrastructures de Côte d’Ivoire (Prici).

La réhabilitation complète des routes de la commune de Koumassi et le bitumage de nouvelles voies se feront sur un délai de 6 mois. 10 milliards de Fcfa, c’est le montant décaissé par le président de la République, Alassane Ouattara, dans le cadre du Programme présidentiel d’urgence (Ppu) pour ces travaux.

A cet effet, c’est la voie située entre le foyer des jeunes et le complexe qui a été la première à être réhabilitée pour faciliter certaines déviations. Ensuite, celle de Ste Etienne qui était longtemps sous les eaux a été réhabilitée.

Ainsi que celles de l’avant et l’arrière du cimetière ont également été réhabilitées. Celle du grand marché a été revêtue de goudron. Par contre, les rues de Zoé Bruno et de Soweto attendent d’être bitumées après avoir été remblayées.

Cependant, les artères principales, les plus dégradées n’ont pas été touchées. A savoir : les routes du quartier Aklomiabla, du quartier Divo, du terminus 13, du quartier Baradji, du quartier St François, sans oublier les 11 nouvelles voies qui n’ont pas encore vu le jour.

Le hic, c’est l’absence de travaux d’assainissement, de drainage et de déguerpissement systématique des occupations anarchiques sur les canalisations. « C’est l’une des causes de la dégradation des voies à Koumassi. L’on espère que la construction des 11 nouvelles voies se fera avec de nouvelles canalisations dans ladite commune afin d’éviter la réhabilitation des voiries tous les six mois », souhaitent des riverains.

LA MISE AU POINT DE LA DIRECTION DES TRAVAUX DE L’AGEROUTE

La direction des travaux d’Ageroute sise aux 2 Plateaux rejette toute responsabilité dans le retard des travaux. « La voie du quartier Divo jusqu’à celle du quartier 32 ou Aklomiabla et les nouvelles voies ne sont pas dans notre programme. Il est dans le programme 2, celui du Projet de Renaissance des Infrastructures de Côte Ivoire(Prici). Nous nous occupons seulement des voies des boulevards du Gabon, Cameroun, du 7 Décembre, du Caire, d’Antanarivo, H85, H63, y compris celle du quartier 05. Notre programme consiste à faire les travaux de réparation des surfaces revêtues et aussi à curer les caniveaux après achèvement des travaux », a fait savoir le directeur des travaux de l’Ageroute, Namon Coulibaly.

Poursuivant, il a fait savoir que les grands travaux d’assainissement et de canalisations ne sont pas du ressort de son ministère de tutelle. « Par contre, nous pouvons apporter de petites modifications sur les petits réseaux de canalisation afin que certaines zones soient vraiment assainies. Par exemple le boulevard de Marseille, nous avons fait quelques travaux sur le réseau de canalisation vers chez Yacé et cela fonctionne bien. Soyez rassurés, les curages se feront au moment opportun », a indiqué Namon Coulibaly avant de dire que les travaux de réhabilitation ne dureront pas assez. L’un des responsables du Projet de renaissance des infrastructures de Côte d’Ivoire (Prici) joint au téléphone n’a pas voulu faire de commentaire.

Ismaël Diaby(stg)
Le Sursaut

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