La Banque mondiale recommande à la Côte d’Ivoire de résoudre la question de la mobilité à Abidjan

Dans son 8ème rapport sur la situation économique de la Côte d’Ivoire présenté jeudi à Abidjan, la Banque mondiale a recommandé au pays de résoudre les enjeux de la mobilité à Abidjan, pour transformer la forte croissance urbaine en atout de développement. 

Selon le principal auteur du rapport, Jacques Morisset, qui présentait ce document lors d’une cérémonie à la Primature à Abidjan, les problèmes de mobilité vont s’accentuer, si rien n’est fait, et les solutions deviendront de plus en plus difficiles à mettre en œuvre. Il a mis en relief les contraintes de mobilité auxquelles font face quotidiennement les usagers. Il a proposé plusieurs pistes dans son rapport, pour améliorer les transports urbains et réussir le projet du Grand Abidjan adopté en 2016. 

Pour lui, Abidjan concentre 80% des activités économiques de la Côte d’Ivoire et abrite plus de cinq millions d’habitants. « L’urbanisation peut aider les entreprises du pays à devenir plus productives et ses ménages à mieux vivre, en leur offrant des emplois, des écoles pour leurs enfants et de meilleurs soins de santé que dans les campagnes, à condition qu’elle soit mieux planifiée et maîtrisée », a-t-il expliqué.

Le directeur des opérations de la Banque mondiale, Pierre Laporte a estimé qu’une prise de conscience collective et urgente de la problématique de la mobilité urbaine est opportune. « (…), il est estimé que chaque jour plus de quatre milliards de FCFA sont déboursée par les ménages pour leurs activités de transport, soit leur troisième catégorie de dépenses après la nourriture et le logement », a-t-il indiqué.

Le représentant du Premier ministre Amadou Gon  à cette cérémonie, le ministre de l’Economie et des Finances, Adama Koné a mis en relief les efforts déployés par le gouvernement pour fluidifier la circulation à Abidjan, non sans estimer que, « ce rapport confirme la bonne santé de l’économie ivoirienne ». 

Il a relevé que les efforts se sont concentrés sur la réhabilitation ou la construction des routes et des ponts, la sensibilisation des transporteurs à l’utilisation du carburant super en remplacement du gasoil, la libéralisation du transport lagunaire, ainsi que l’accès des transporteurs aux crédits pour l’acquisition de véhicules neufs et le renforcement de la présence de la Sotra avec l’acquisition de 500 bus pas an sur une période de quatre ans.

« Nous sommes d’avis avec la banque que l’amélioration de la mobilité peut contribuer efficacement à gérer des gains de croissance importants pour la Côte d’Ivoire. Le gouvernement continue d’accorder une place de choix au développement des infrastructures et des services de transport », a déclaré Adama Koné.

gak/tm

Source: AIP

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