La CIE prévoit 3 milliards pour améliorer l'éclairage sur les routes

3 milliards de FCFA. C’est l’enveloppe prévue par la Compagne ivoirienne d’électricité (CIE) pour un programme de « télégestion » du réseau d’éclairage public. Les usagers de la route ne seront pas les derniers à s’en porter mieux. 

Ledit programme vise à travers une plateforme technologique à détecter rapidement les anomalies d’éclairage sur les voies publiques, à accélérer les interventions de dépannage et à favoriser l’économie d’énergie, à en croire le Sous-directeur chargé de l’éclairage public. « Les voies concernées ont été identifiées », a assuré M. Yeo Oumar, invité du 3e « Club Mobilité », espace de débats initié par Acturoutes, tenu mercredi à l'hôtel Ibis-Plateau. Les échanges à cette édition portaient sur l’impact de l’éclairage public sur la mobilité des usagers.  

M. Yeo, tout comme MM. Krou Henri Pepin et Kouassi N’Dri Michel, respectivement conseiller technique du DG de l’Autorité nationale de régulation de l’énergie (ANARE) et chef du service distribution au ministère de l’énergie, a reconnu que le défaut d’éclairage sur les voies publiques est un facteur non négligeable d’insécurité.  

La prise de conscience de cette situation a poussé la Direction générale de la CIE à doubler son personnel d’intervention, à acquérir une quinzaine de camions d’opération. La compagnie a également souscrit à un contrat avec une entreprise de sécurité privée pour la surveillance de ses installations qui lui coûte 380 millions par an.  

Ceci, pour satisfaire sa mission d’entretien du matériel, mais surtout pour parer aux agressions des équipements d’éclairage sur les voies publiques. En Côte d’Ivoire, les installations du réseau électrique sont exposées à des « prédateurs » qui sabotent et volent les câbles,  emportent les boitiers de commande, occasionnant des « zones d’ombres » sur les routes préjudiciables aux usagers et à la compagnie. Annuellement, ce sont 400 supports du système d’éclairage qui sont endommagés, victimes le plus souvent d’accidents et d’écart des automobilistes. En 2014, la facture des réparations d’installations s’élevait à 3 milliards de FCFA, selon les chiffres de la CIE.  

Rejetant l’accusation de fournir un service peu satisfaisant sur les voies publiques portée contre la CIE, M. Yéo Oumar appelle désormais les concepteurs d’infrastructures routières à innover en prévoyant des aménagements visant à protéger les lampadaires.  

Quant aux voleurs de câbles électriques et autres auteurs d’actes de vandalisme sur les installations du réseau, ils doivent désormais s‘attendre à des sanctions pénales prévues par de nouvelles dispositions légales, comme a averti le représentant de l’ANARE.  

Célestin KOUADIO
Source : acturoutes.info

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