La SICTA lance une vérification des visites techniques, en octobre

La Société ivoirienne de contrôles techniques automobiles et industriels (SICTA) met son équipe et sa logistique à contribution pour la traque des faux documents en situation de route. Le Directeur général, Ya Emile Kouassi, a annoncé jeudi à Soubré que son équipe prépare une « vaste campagne d’information et de sensibilisation sur la vérification électronique de l’authenticité » des titres de transport. 

« Nous allons permettre aux agents de police de détecter les faux certificats de visite technique des vrais », a expliqué M. Ya Emile face aux journalistes, lors de l’inauguration officielle de la station rénovée, informatisée et automatisée de Soubré.  

Cette action débutera à la rentrée prochaine, c’est-à-dire lors de la campagne de café-cacao. Elle va permettre aux policiers de s’imprégner des critères de sécurité qui garantissent l'authenticité des certificats de visite technique des automobiles. 

« Pas question pour nous de créer une nouvelle police. Notre méthode privilégie la sensibilisation. Nous pensons qu’il y a des agents de l’Etat affectés à la mission de contrôle », précise le DG.  

Mais il souligne que l’implication des autorités et des forces de police sera déterminante « vu la fraude massive sur les documents importants tels que le permis de conduire et le certificat de visite technique ».  
Par ailleurs, une plateforme électronique en coordination avec le Centre de gestion intégrée des opérations de transports (CGI) servira à établir une carte signalétique du véhicule vis-à-vis du contrôle technique. Ce, à partir de la carte grise. 

« Le contrôle technique n’est pas une alternative, mais une obligation »  
Les chiffres officiels montrent que les automobilistes en Côte d’Ivoire continuent de ruser vis-à-vis de l’obligation de faire contrôler l’état mécanique de leurs engins roulants. Si la majorité des accidents est liée à des causes humaines, la logique n’est pas forcément respectée en ce qui concerne le degré de morbidité des accidents. C’est pourquoi la Direction générale de la SICTA s’acharne contre les réfractaires à la visite technique que M. Ya Emile justifie par « l’indiscipline notoire ». 

« Le contrôle technique ne devrait pas être une alternative, mais une obligation », a ajouté le DG.

Pour l’heure, la filiale du groupe SGS continue de dérouler son plateau de prestations pour améliorer les services à la disposition des usagers, tout en gardant le cap sur le défi de garantir la sécurité routière à tous les usagers.

Les véhicules légers, les poids-lourds et les tracteurs, traités à Soubré
La station de Soubré l’une des 19 stations permanentes dotées d’équipements euro-système traduit la marche vers une offre de service basée sur « l’accélération et la fiabilisation de la visite technique automobile » par la réduction de l’intervention humaine. Devenue permanente depuis 2004, la station est la base de l’équipe mobile No3 de la SICTA qui dessert Issia, Méagui, Sassandra, Tabou, pour une capacité de 60 véhicules par jour. La réalisation a coûté plus 200 millions de FCFA. 

Les installations, aux dires du chef de station, M. KouadioYao, sont faites pour accueillir tant les véhicules légers que les poids-lourds et les tracteurs, des moyens de transports très utilisés dans la région de la Nawa, forte productrice de café-cacao. 

Présent à la cérémonie d’inauguration, M. Benjamin Soro, Directeur de Cabinet du ministre des transports, a félicité la SICTA en tant qu’un « partenaire essentiel dans la lutte pour la sécurité routière qui est un pan essentiel dans le programme de modernisation des transports ». Il avait été précédé dans cette lancée par le maire de Soubré, Traoré Lassina.

Célestin KOUADIO
c.kouadio@acturoutes.info
(Envoyé spécial)

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