Le Premier ministre Kablan Duncan a argumenté que le pont servira de brassage entre

Enfin le rêve est devenu réalité pour les populations de la région de l'Indénié plus particulièrement celles du département de Bettié.

Le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a lancé vendredi dernier les travaux de construction du pont de Bettié sur le fleuve Comoé, en présence du ministre des Infrastructures économiques, Patrick Achi."Chacun de ses projets règlent un problème fondamental à des populations qui sont en attente depuis tant d'années", s'est réjoui ce dernier.

Ces travaux, faut-il le signaler, sont financés en totalité à hauteur de 6,70 milliards de Fcfa par l'Agence française de développement (AFD) dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D).

Le soutien de la France a été salué par M. Duncan qui n'a pas manqué de rassurer les populations que le délai de 24 mois accordé à les populations de la Mé et de l'Indenié-Djuablin et favorisera le développement des potentialités agricoles entre les pays voisins grâce à un écoulement rapide des productions.

"Ce pont permettra d'amplifier votre marche plus active dans la marche du pays, dans la marche de l’émergence", a t-il a ajouté avant de projeter un brassage culturel des peuples Attié et Agni installés de part et d'autre du fleuve Comoé.

Cet ouvrage de haute portée sociale vient donc remplacer le bac. Sur le plan technique, il mesure 189,40 mètres avec deux sens de circulations, deux trottoirs de 1,25 mètre, deux accotements de 1,80 mètre et une chaussée de deux fois 3,7 mètres.

L'entreprise Colas sera respecté. Pour ce faire Tanoh Manizan, maire de la commune de Bettié et Wouadja Essay député de ladite circonscription ont, au nom des populations, exprimé leur reconnaissance au président de la République, Alassane Ouatttara, pour tout ce qu'il fait pour le bonheur des ivoiriens.

Pour ces cadres, les populations en liesse seront soulagées par la réalisation du pont qui vient à point nommé après des siècles d'attente. «Entre un bac et un pont, même un matelot aurait préféré le pont», a admis Tanoh Manizan.

Koffi Jean Luc, envoyé spécial à Bettié
Source : Nord Sud Quotidien

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