Manque d’autobus de la Sotra : Le faux prétexte des fauteurs de trouble

Ces derniers temps, sur les réseaux sociaux, il nous est donné de constater que des personnes notamment des élèves et étudiants, se plaignent de la rareté des autobus de la Société des transports abidjanais dans les gares.

Pour cela, certains vont jusqu’à menacer de prendre la rue si rien n’est fait dans les brefs délais pour régler la situation.

A la vérité, la question des autobus de la Sotra n’est qu’un fallacieux prétexte. Car, ceux qui entendent organiser des marches pour réclamer les autobus ont en réalité un dessein encore inavoué. Par ces temps qui courent, des personnes tapies dans l’ombre ne manquent aucune occasion pour tirer les ficelles ou faire de la récupération.

Sinon, comment comprendre que les élèves qui avaient manifesté il y a de cela quelques semaines, pour réclamer le retour des professeurs dans les salles de classe, prennent la rue après les grèves, pour exiger des vacances, rien que pour fêter la Saint-Valentin, consacrée aux amoureux. Une attitude d’autant plus surprenante qu’elle émane d’enfants pour lesquels les parents se battent pour un avenir meilleur.

Autant d’inconséquences qui mettent à nu la manipulation dans les écoles. Les élèves et étudiants sont utilisés pour mener des combats qui ne sont pas en réalité les leurs. Revenant à ces menaces de marches relatives au manque d’autobus, comment ne pas penser à une manipulation quand on sait que le manque de bus ne date pas de maintenant.

Depuis la fin de la crise ivoirienne en 2011, les gares de la Sotra sont vides. Le gouvernement travaille au renouvellement du parc automobile de la Société des transports abidjanais (Sotra).

Ainsi, l’information de la livraison de 500 autobus pour la fin mars est connue de tous. Le manque de bus ne date pas de maintenant. Pourquoi les menaces d’une marche, à présent ? Autant d’interrogations qui font dire qu’il y a réellement anguille sous roche.

Que recherchent, malgré les assurances du gou- vernement, ceux qui continuent d’évoquer les problèmes dans ce secteur ? Car, s’il y a problème, les élèves et étudiants ne sont pas tout à fait étrangers à ce malheur que connaissent les usagers.

Puisqu’ils sont eux-mêmes les premiers à s’attaquer aux autobus de la Sotra dès que débutent les manifestations. Quand ils ne sont pas brûlés, les vitres des bus sont brisées et rangés dans les garages. A qui donc la faute ? Au gouvernement ou au public ? Chacun a la bonne réponse ■

O.A.K
Source : L'Expression

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