Ministère des Transports et Office Ivoirien des Chargeurs : Que de dysfonctionnements !

L’Office Ivoirien des Chargeurs (OIC) produits des documents publics avec le tampon de l’Etat ivoirien. Mais, comble d’organisation dans sa gestion, cet outil qui génère de gros sous échappe totalement au contrôle des finances publiques et du budget de l’Etat.

Au plan structurel, l’OIC édite et produit des ‘’lettres de voitures’’ avec l’imprimerie nationale ou des fois avec des imprimeurs privés. Ces documents publics confectionnés par l’Etat ivoirien sont gérés par la CEDEAO (maliens, burkinabé, nigériens, guinéens).

A l’époque sous le gouvernement de Laurent Gbagbo, les différents directeurs généraux et même du temps de feu Félix Houphouët Boigny, n’ont de cesser d’attirer l’attention du gouvernement sur ce hiatus scandaleux.

Dans les réformes des transports publics, les ministres Kabran Appiah, Anaky Kobenan Innocent et El Hadj Gaousou Touré avaient été sollicités pour confier cet appendice financier (OIC) aux nationaux. Ce qui jusqu’à ce jour, n’a pas été fait. L’argent du contribuable ivoirien part donc dans des caisses noires gérées par des non nationaux.

Certainement les transports publics, à l’instar des régies financières de l’Etat (Impôts, Douanes, Trésor public), le ministère des transports est un secteur qui génère et engrange plus de dépôts en numéraires que les 3 autres, précitées.

Dans de grands pays de l’UE, de la Grande Bretagne (Royaume Uni), les Etats-Unis d’Amérique, la Russie, la Chine etc… Les transports publics constituent les manuelles nourricières des Etats. Les transports publics constituent donc un maillon essentiel du développement de la Côte d’Ivoire mais, que d’anarchie !

Lettres de voitures, permis de conduire, transport aérien, maritimes, terrestre, conservant un amateurisme de gestion. Surtout que certaines recettes afférentes au transport alimentent des caisses noires qui échappent à la gazelle de l’Etat.

De grands cadres des TP, comme Koné Baffah, Anzoumane Montayé et les différents directeurs des transports avaient préconisé des réformes structurelles du ministère et des transports publics. Jusqu’ici rien n’a été fait. Même les taxes sur les gares échappent à l’Etat.

Toujours dans ces ré- formes, sans remettre en cause le caractère libéral de l’Etat ivoirien, force est de constater que les agréments et licences d’exploitation des transports au niveau du transport des hommes et des marchandises, connaissent des désagréments pour les nationaux.

Dans la sous région ouest africaine, vous ne verrez aucun opérateur économique ivoirien, s’installer à Niamey, Ouaga, Dakar, Bamako. C’est pourquoi il urge que l’Etat ivoirien, en autorisant les non nationaux à créer des sociétés de transports, le fassent en partenariat équitable, fifty-fifty avec des partenaires privés ivoiriens. C’est une chance que des sociétés de transport sans publicité aucune, comme UTB de N’sikan, SBTA et hier Yacouba Sylla de Gagnoa (YS) aient fait la fierté de l’Etat ivoirien.

Mais aujourd’hui il faut que l’Etat pose des garrots car beaucoup d’argent sont expatriés et les ivoiriens qui devaient travailler dans ces sociétés de transport publics et privés se compte sur le bout des doigts. Il faut de grandes réformes dans les transports publiques et non changer de façon saisonnière et cyclique, la confection des permis de conduire.

L’OIC, les transports publics ne sont pas gérés par des ingénieurs des transports formés et produits par l’Etat de Côte d’Ivoire.

Jean Simon Baar
Source : L‘ESSOR

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