Modernisation du transport routier : Vers la restructuration des auto-écoles

L’Union nationale des auto-écoles de Côte d’Ivoire (Unaeci), avec à sa tête Guillaume Koko, mène des réflexions à Yamoussoukro pour l’orientation de ses actions. Cela autour du thème: «Les auto-écoles face aux défis de l’émergence et la modernisation des transports routiers». Ils veulent emprunter le train de l’émergence.

Cela à travers la modernisation du transport routier. Réunis les 30 et 31 août à Yamoussoukro, plus de 300 moniteurs de l’Union nationale des auto-écoles de Côte d’Ivoire (Unaeci) se sont engagés à détecter les maux qui minent leur secteur d’activité afin d’y trouver des solutions.

Jeudi, à l’ouverture du séminaire, à l’Institut national polytechnique Houphouet-Boigny, le président de la Fédération ivoirienne des petites et moyennes entreprises (Fipme), parrain de la cérémonie, Joseph Boguifo, s’est félicité de cette initiative qui, selon lui, constitue un programme de restructuration des auto-écoles dans un contexte de développement de la Côte d’Ivoire.

Tout en rappelant l’importance du permis de conduire à eux délivré, M. Boguifo a tenu à relever certaines failles dans sa délivrance. «Que peut-on faire aujourd’hui sans permis de conduire, qui de plus en plus devient l’un des critères de recrutement dans de nombreuses entreprises ?», s’est-il interrogé.

Pour lui, plutôt que de former, l’on constate malheureusement que de nombreuses auto-écoles se comportent plus en vendeurs de permis de conduire qu’en véritables écoles de formation. «Les conséquences sont dramatiques puisqu’elles se traduisent en accidents de la route avec des pertes en vies humaines», a-t-il déploré.

C’est pourquoi, Joseph Boguifo a invité les acteurs à une prise de conscience éthique et morale pour aller à l’émergence et à la modernisation des transports routiers. Le directeur de cabinet du ministre des Transports, Benjamin Soro, a, pour sa part, rappelé les réformes engagées par son ministre, notamment les nouvelles mesures visant à la réforme du permis.

Par ailleurs, il a annoncé des appuis que prévoit son ministère en faveur des auto-écoles. Des appuis, a-t-il confié, en matériels didactiques, mais surtout le renforcement des capacités des acteurs. «Nous sommes disposés à vous accompagner. Il faut pouvoir arrêter l’hémorragie des accidents de la route», a-t-il exhorté.

 

Fatou Sylla envoyée spéciale à Yamoussoukro
Source : Nord Sud Quotidien

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