Panne des feux tricolores, indiscipline des chauffeurs, voies impraticables… : Abidjan a vécu, hier, une journée de bouchons

Commune de Yopougon, précisément sur le boulevard principal, de la pharmacie Keneya jusqu’à celle de Siporex : un bouchon monstre ce mardi 7 juillet 2015. Les véhicules sont presque collés les uns aux autres et immanquablement, cette situation a provoqué quelques accidents ralentissant encore plus le trafic routier.

Ce mardi 7 juillet 2015 a mis à rude épreuve, les nerfs des conducteurs, des passants et des usagers des routes. Le nombre élevé d’embouteillages dans le District d’Abidjan très tôt dans la journée du mardi a surpris plus d’un.

Toujours à Yopougon, la voie du côté de l’Institut des Aveugles était carrément bouchée par le trop plein de voitures. Dans la commune du Plateau, c’était un calvaire de circuler du côté de l’Avenue Chardy au niveau de la bretelle allant à l’Agence ivoirienne de presse (Aip).

Et comme pour compliquer les choses, un poids lourd transportant du carburant et un véhicule particulier ont eu un accrochage, rétrécissant plus la chaussée. Il faut dire que la commune du Plateau, quartier des affaires et de l’administration publique est accoutumé du fait. Il fallait véritablement faire preuve de patience pour s’en sortir.

Quant à Cocody et ses quartiers chics, c’était le comble. Du carrefour ‘’la vie’’ jusqu’au feu du centre commercial ‘’Cap Nord’’, il était difficile de se frayer un chemin pour les automobilistes. C’était donc à qui serait plus preste pour s’engouffrer dans un minuscule espace. Pourquoi de tels bouchons, se sont demandés les usagés exaspérés ?

Panne des feux tricolores,

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Les raisons des embouteillages à Abidjan sont nombreuses. Dans les communes comme Yopougon, il faut dire que de nombreux feux tricolores sont en panne ou inexistant sur des artères fréquentées et nombreuses. Le peu de policiers, dans ces cas pour régler la circulation, a pour conséquence de faire naitre l’indiscipline chez la plupart des conducteurs. Chaque conducteur n’en fait qu’à sa guise pour gagner un peu de terrain.

Il y a aussi le mauvais état des routes. Pour éviter des crevasses et autre trous, à Port-Bouët par exemple, les voies allant à l’aéroport international ou au Port d’Abidjan sont toujours bouchées.

On peut citer de même, l’indiscipline des chauffeurs. Combien de fois le désir de chauffeur de transport en commun, comme les gbaka ou wôrô wôrô, d’aller vite sans respecter la signalisation a provoqué des bouchons à Adjamé, Abobo, Treichville ou autres ? Bien trop souvent, penseront assurément les usagers.

Il faut aussi souligner que le nombre de véhicules ne cesse de croitre dans la capitale économique. Il s’agit surement d’un indicateur de la bonne santé de l’économie ivoirienne. Malheureusement, ces bouchons incessants causent aussi des désagréments à cette économie à cause des retards qu’ils entrainent.

Olivier Guédé
Source : L’intelligent d’Abidjan

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