PERMIS À POINTS : 22 fédérationsdesyndicats de chauffeurs approuvent

L e Collectif des fédérations de syndicats de conducteurs professionnels de Côte d'Ivoire (Cfscp-Ci), qui regroupe 22 fédérations et 107 syndicats de base, adhère à l'introduction du permis à points annoncé par le gouvernement.

Dans un communiqué de presse dont copie nous est parvenue hier lundi 7 novembre, son président, Abdoulaye Sylla, exprime cette adhésion et fait savoir qu'elle est motivée par le souci de l'assainissement du milieu de la conduite.

« Le permis à points est une mesure salutaire en ce sens qu'elle participe du respect des normes de conduite. Aujourd'hui, dans notre pays, force est de reconnaître l'irrespect des règles de conduite. Les panneaux de signalisation ne sont pas en permanence respectés. Le code de la route est au quotidien violé. Dans ce contexte, le permis à points s'imposait pour amener tous les acteurs de la route au respect des normes de circulation routière. C'est pour cela que nous, conducteurs, issus de 107 syndicats de base, regroupés au sein du collectif de 22 fédérations, approuvons cette mesure que nous jugeons salutaire », écrit Abdoulaye Sylla.

Toutefois, le leader du Collectif a interpellé le gouvernement sur la situation de milliers de ses camarades sans permis de conduire suite à la décision gouvernementale de l'arrêt de l'édiction du permis. Et ce suite à la polémique autour du renouvellement projeté par le ministre Gaoussou Touré.

« Le Collectif voudrait interpeller le gouvernement que depuis lors, de nombreux chauffeurs dont le permis est perdu ou détruit se retrouvent au volant sans permis de conduire. Or, c'est grâce au permis que quand tu fais un accident mortel, on évoque la thèse d'homicide involontaire. N'ayant plus de permis puisque l'édition est suspendue, les chauffeurs qui font des accidents et qui n'ont aucun duplicata de leur autorisation de conduite prennent la fuite. C'est ce qui accentue actuellement les délits de fuite », a-t-il estimé.

Abdoulaye Sylla a également plaidé pour la révision de la législation relative au taux d'alcoolémie. A l'en croire, à 0,5%, le chauffeur est déjà ivre, et dans cet état, il peut à tout moment commettre un accident suite à une mauvaise manœuvre due à une perte de contrôle du volant.

« Le taux défini dans le code est de 0,8%. Or, à 0,5%, le chauffeur est ivre et cet état peut déboucher sur une imprudence au volant. C'est pourquoi le Collectif appelle le gouvernement à redéfinir le taux d'alcoolémie, à le faire revenir à 0,3%, mais aussi et surtout à imposer que les alcool-tests figurent parmi les pièces exigées lors des contrôles de police », a lancé le leader du Cfscp-Ci.

Notons que le permis de conduire à points est constitué au plus d’un capital de 12 points. En cas d’infraction au code de la route (contravention ou délit selon la gravité) ou en cas de responsabilité dans un accident corporel, un retrait de point(s) est effectué.

TRAORE Tié
Source : L'Inter

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