Réseau routier : La Côte d’Ivoire peaufine son système de gestion

La Côte d’Ivoire est en passe de se doter d’un système de gestion de son réseau routier. Depuis hier à Abidjan, sous initiative du ministère des Infrastructures économiques, plusieurs acteurs de l’aménagement, de l’exploitation et de la gestion du réseau routier sont en séminaire pour peaufiner ce système.

A l’ouverture des travaux qui prennent fin aujourd’hui, Touré Abou, Directeur général adjoint de l’Ageroute, a expliqué que malgré les efforts considérables réalisés par les autorités depuis 2011, beaucoup reste à faire pour l’amélioration de ce réseau routier.

A ce sujet, le directeur de cabinet dudit ministère, Gilbert Epkini, a indiqué que depuis l’avènement du pouvoir Ouattara, par le truchement du Fonds d’entretien routier (Fer), la Côte d’Ivoire a mené plusieurs actions de redynamisation de son réseau routier fortement dégradé.

Ainsi, de 2012 à 2014, c’est un montant de 74 milliards FCfa qui a été affecté aux travaux. Et depuis 2014 à ce jour, ce sont 95 milliards FCfa de marchés de travaux d’entretien routier qui ont été attribués. Ainsi a-t-il révélé, à la fin de ce programme, c’est environ 3.000 Km de routes bitumées et 13.500 km de routes en terre qui auront bénéficié de travaux de rattrapage, soit environ 46% du réseau routier et 18% du réseau de routes en terre.

‘’Cependant, si l’on peut se féliciter de cette mobilisation exceptionnelle de ressources et des linéaires des routes déjà traitées en seulement trois ans et demi, force est de reconnaître que nous sommes très vite rattrapés par des constats sur le terrain’’, a-t-il reconnu. C’est pourquoi, à l’en croire, le Ministère a lancé avec l’appui de l’Union européenne, le projet de préservation du réseau en Côte d’Ivoire (Preci).

Gilbert Epkini a affirmé que ce projet vise à rationaliser l’élaboration de programmes annuels et pluriannuels des travaux d’entretien par la mise en place d’un Système de gestion d’entretien routier (Sger) opérationnel et efficace.

Aux séminaristes, il a donc indiqué qu’au-delà des échanges techniques, leurs travaux sur la base de consensus devront définir l’organisation optimale à mettre en place pour que cet outil ne reste pas une simple vue de l’esprit. Et que l’ébauche de la banque de données routières (Bdr) qui vient d’être mise en place, ne reste pas au stade embryonnaire.

Emilio Kandar Moreno, chef de département infrastructure à la délégation de l’Ue, s’est félicité de l’excellence des relations entre cette structure et la Côte d’Ivoire. Il a révélé que dans le cadre du partenariat avec la Côte d’Ivoire pour la préservation de son réseau routier, ce sont 70 millions d’Euro qui ont été dégagés par l’Ue.

Aboubakar Sangaré
Source Le Mandat

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