Renouvellement du permis de conduire : Des transporteurs pour la reprise de l’opération

«Nous sommes victimes des effets induits de cette mesure. Car, les services du centre de gestion intégrée (cgi) chargé de produire ces documents ont tout arrêté. les agents ne peuvent plus procéder à la confection de duplicata du permis de conduire de couleur rose non périmé, en état de dégradation, ou égaré», révèle Sanogo Souleymane.

Les membres du Conseil national des organisations de conducteurs professionnels de Côte d’Ivoire (Cnocp-Ci), une faitière qui revendique 104 syndicats de conducteurs, étaient en réunion, le mardi 18 octobre 2016, à la nouvelle gare routière d’Abobo pour débattre des questions spécifiques à leur corporation.

Notamment, le renouvellement des permis de conduire et celui du parc automobile ivoirien. Concernant la première préoccupation, les transporteurs ont plaidé auprès du Président de la République et de son gouvernement pour la reprise imminente du renouvellement du permis de conduire. « Étant donné que le permis de conduire est notre outil de travail, soucieux d’un climat apaisé, nous sollicitons le redémarrage de la confection des permis de conduire », demandent-ils.

En effet, selon Sanogo Souleymane, porte-parole de cette organisation, l’on se rappelle que le ministère des Transports, à travers un communiqué n°482 du 30 mars 2016, avait décidé que les anciens permis de conduire format 3 volets ne soient plus valables à compter du 30 avril 2016. Tout comme les permis de conduire format carte de crédit couleur rose produit avant mai 2014 qui ne devraient pus être valables à compter de 30 juin 2016.

Cette décision avait suscité la fronde sociale au point que le Président Ouattara, lors de la fête du travail du 1er mai 2016, avait suspendu cette décision. Il avait précisé en ces termes: « ma conviction est que le renouvellement des permis de conduire ne devrait pas viser tous les conducteurs. J’ai donc décidé de la suspension de l’opération en attendant que le gouvernement me fasse, dans les prochaines semaines, des propositions sur les conditions de poursuite de cette opération ».

Pour les conducteurs, cette décision initialement salutaire leur pose d’é- normes difficultés aujourd’hui sur le terrain. « Nous sommes victimes des effets induits de cette mesure. Car, les services du Centre de gestion intégrée (Cgi) chargé de produire ces documents ont tout arrêté. Les agents ne peuvent plus procéder à la confection de duplicata du permis de conduire de couleur rose non périmé, en état de dégradation, ou égaré», révèle Sanogo Souleymane.

Toujours selon lui, cette situation entraîne le chômage des chauffeurs professionnels, la fraude et la corruption. Les conducteurs victimes de braquage ou ayant égaré leurs permis ne peuvent plus travailler. «Malheureusement, nous avons enregistré ces derniers temps plusieurs cas de véhicules mis en fourrière, assortis de paiement d’une amende de 22 500 Fcfa pour le chauffeur dont le permis est périmé.

Certains d’entre eux n’ayant pas cet outil de travail en règle, refuse d’obtempérer lors des contrôles de routine par la police nationale », ajoute le transporteur. Par ailleurs, cette organisation a remercié le ministère des Transports à travers le Fonds de développement de transport routier (Fdtr) dont les réformes engagées permettent de renouveler le parc automobile ivoirien.

Source : La Gazette

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