Société ivoirienne de contrôles techniques automobiles et industriels : Une vision plus innovante du contrôle technique

La Société ivoirienne de contrôles techniques automobiles et industriels (Sicta), filiale de la multinationale SGS, se met à la pointe de la technologie. Elle a procédé depuis deux ans à un réaménagement et un rééquipement de ses entités déconcentrées. Par une procédure d’interconnexion et l’adoption d’une procédure simplifiée d’obtention de la carte de visite technique et vignette, elle entend redorer son blason et s’inscrire dans une démarche qualité. Zoom sur le nouveau visage de la Sicta.

La Société ivoirienne de contrôles techniques automobiles et industriels a décidé d’opérer un lifting pour être plus opérationnelle et se positionner comme une entreprise soucieuse de la démarche qualité. Ainsi, elle a procédé depuis ces deux ou trois dernières années au renouvellement, au réaménagement et au rééquipement de ses appareils de contrôle. Ce qui doit lui permettre de passer de manière identique les contrôles des véhicules sur l’ensemble du territoire national. La Sicta, c’est dix-huit stations permanentes à l’intérieur de la Côte d’Ivoire et vingt-neuf stations temporaires (des équipements mobiles).

Créées pour certaines dans la dynamique de renforcement de ses capacités, ou réhabilitées pour d’autres après la crise politico-militaire de ces dernières années, elles permettront sans aucun doute à la filiale de la multinationale SGS, qui exerce ses activités en Côte d’Ivoire dans le cadre d’un contrat de cessation privée, de procéder à une pesée optimale des véhicules, de sécuriser les cartes grises et plaques d’immatriculation, d’assurer comme il se doit le contrôle de l’identification des véhicules importés d’occasion (Civio), d’être plus efficace dans le rendez-vous visite technique et personnalisée, etc. L’entreprise, selon Mme Heidi Anaky, responsable de la communication, se donne les moyens de ses ambitions qui, comme nous le soulignions ci-dessus, a opéré un changement, tant au niveau de son équipement que de son identité visuelle. Désormais avec les nouvelles infrastructures bien en place, 70% du contrôle est réalisé à l’aide de l’informatique, seulement 30% relevant de l’intervention humaine.

Une carte de visite technique nouveau format

« Certains Ivoiriens ont, à tort ou à raison, catalogué la Sicta comme une entreprise qui  admet sont
informatisation notable du travail accompli. Les données sont stockées dans des ordinateurs. 
Lorsque technique et vignette », dixit Mme Anaky. Ce support qui donne accès aux routes ivoiriennes est lui-même révolutionnaire, tant par sa configuration que par la technologie utilisée. Mis en place le 1er janvier 2013, il a l’avantage de combiner l’ancienne carte de visite technique et l’ancienne vignette pour donner avec puce intégrée un certificat de visite technique et vignette. Selon ses concepteurs, les avantages sont qu’en plus d’être « sécurité changement de l’imprimé du nouveau certificat n’agit en rien ni sur le déroulement de la visite ni sur le coût, a-t-on appris lors de notre passage à la Sicta. En ce qui concerne les engins à deux roues, notamment les motos, une quittance de paiement qui y est délivrée tiendra lieu de vignette.

Une nouvelle procédure d’attribution du certificat/vignette

Dans quelques jours, la procédure d’obtention du certificat/vignette pourra se faire à la banque/mobile money/Internet où à la caisse Sicta sur la présentation d’une carte grise. Un agent de la direction générale des Impôts au sein de l’entreprise en fera la vérification. Ce qui donnera lieu à la vignette. La caisse de la Sicta entrera en jeu pour la vérification et après paiement, l’opération de contrôle technique sera amorcée. Au terme de cette étape, il sera donc procédé à l’impression du certificat /vignette. Cette nouvelle procédure implique désormais une interconnexion dans les activités de contrôle menées par les entités déconcentrées de la Sicta partout en Côte d’Ivoire. Ainsi, le paiement de la visite et de la vignette réalisé en un point A donne la possibilité au propriétaire d’un véhicule de passer librement son contrôle en un autre point B, s’il le désire. Si ces innovations s’inscrivent certes dans une démarche qualité, il n’en est pas moins vrai que l’objectif au bout est d’inciter les 40% au moins du parc automobile de la Côte d’Ivoire qui n’ont pas de contrôle technique d’être dans les normes afin de réduire au mieux le taux d’accident de circulation, dont 80% sont attribués aux défaillances techniques. C’est un challenge que la Société ivoirienne de contrôles techniques automobiles et industriels veut relever à travers sa nouvelle politique qui se décline déjà par la mise en circulation du nouveau format de la carte de visite technique et vignette et d’ici peu par la nouvelle formule de paiement par banque, money mobile et internet.

Germain Tanoh

Partagez cet article