Surcharges des véhicules poids lourds : Des amendes de 20.000 et 60.000 Fcfa par tonne pour les réfractaires

Les surcharges de véhicules poids lourds, qui sont à l’origine de la dégradation des routes, prendront fin à partir du 1er octobre 2016, date de l’application des dispositions du règlement 14 de l’Uemoa portant amendes Uemoa et délestage.

Dans la mise en œuvre de ce règlement, les amendes ont été revues à la hausse. Elles passent pour des surcharges de véhicules poids lourds nationaux, à 20.000 Fcfa la tonne, contre 4000 Fcfa précédemment, et à 60.000 Fcfa contre 11.000 , pour les poids lourds internationaux.

La délégation de la Confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest (Cscrao), conduite par Dosso Yénéka, délégué Cscrao-Côte d’Ivoire, a annoncé ces dispositions le dimanche 28 août 2016, a rapporté notre source.

Cette information a été diffusée dans le cadre du lancement de la campagne de sensibilisation et d'information des transporteurs routiers, qui s'est déroulée au grand parking de l’autoroute, à Yopougon Gesco. La cérémonie a mobilisé des conducteurs routiers des pays de l’hinterland, du Ghana et de la Côte d’Ivoire.

Le message a porté sur la nécessité pour les transporteurs de veiller au respect du poids indiqué lors du chargement des camions de marchandises qu’ils transportent.

Le faisant, ils contribuent à l'entretien des routes et à la réduction des charges de l’État et garantissent la sûreté des voyages. Dosso Yénéka s’est réjoui de la mobilisation des chauffeurs, vecteurs principaux de l’application des décisions communautaires relatives au transport routier.

Ce message a été également livré au parc de stationnement de gros camions de la zone industrielle de Yopougon.

Selon M. Dosso, cette sensibilisation va se poursuivre pendant le mois de septembre afin qu’à l’application des sanctions, personne ne prétexte d’un manque d’informations. Il a appelé les pays à appliquer de façon concomitante le règlement 14 de l’Uemoa pour relever les défis.

« La Côte d’Ivoire, plaque tournante du transport routier des pays de l’Uemoa, ne saurait être en retard dans l’application d’une décision communautaire alors que le Mali, pays de l’hinterland, avait déjà commencé. Il a dû mettre un frein à cause du retard de la Côte d’Ivoire », a rappelé M. Dosso.

Pour donner le ton, il a promis de transmettre aux routiers des différents pays de l’Uemoa que la Côte d’Ivoire appliquera effectivement le respect de la charge à l’essieu et que toute surcharge sera sanctionnée par le délestage et l’amende sera payée.

Les attentes des transporteurs

Les chauffeurs se sont réjouis de cette campagne de sensibilisation et d'information de la Cscrao sur l'application des dispositions du règlement 14 de l’Uemoa portant amendes Uemoa et délestage .

Toutefois, ils ont demandé à la délégation de ladite confédération syndicale de transmettre au gouvernement ivoirien leurs préoccupations, par la voix de Sanogo Lancina, chauffeur burkinabé. « Il faut augmenter le nombre des ponts-bascules de l’autoroute afin d’éviter les embouteillages et les pertes de temps. Car l’attente au contrôle est longue », a-t-il interpellé.

Aussi souhaite-t-il qu’un autre pont-bascule soit installé en complément du premier. Kaba Adama, chauffeur ivoirien, a demandé à la Cscrao de multiplier les campagnes de sensibilisation parce qu’une route en bon état participe de la santé et des meilleurs conditions de travail des chauffeurs. Dosso Yénéka a promis de transmettre au Fonds d’entretien routier (Fer) les préoccupations de ses camarades.

Marcelle AKA
Source : L’Inter

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