Train urbain d’Abidjan : La France impose son monopole

L’état français exige à l’état ivoirien le monopole du marché de construction des infrastructures du train urbain d’Abidjan. La côte d’ivoire étant dans l’impossibilité de financer ce projet a accédé à la requête de l’état français. l’information émane du bimensuel français, “la lettre du continent” n° 758 du 26 juillet 2017. C’étaient les groupes sud-coréens dongsan et Hyundai qui avaient été sélectionnés pour le projet du métro d’Abidjan.

Selon la lettre du continent, le projet sera exclusivement réservé aux groupes Bouygues, Alstom et Keolis. c’est en cela que la mission ministérielle conduite, mi-juillet 2017, à Abidjan par le directeur général du trésor français, Thomas courbe, et le directeur Afrique du Quai d’orsay, Rémy Maréchaux, a permis de conclure un accord de financement du premier tronçon de 37 kilomètres, d’un coût de 917 milliards f cfa au moins (1,4 milliard d’euros).

Malgré ce fonds, l’état ivoirien, selon la lettre du continent a introduit une nouvelle demande d’aide de 93,25 milliards fcfa (150 millions d’euros) à l’état français. Dongsan engineering et Hyundai qui étaient soutenus par Philippe Serey-eiffel, le directeur de cabinet du premier ministre Amadou Gon Coulibaly, selon la lettre du continent, n’avaient pas mobilisé les financements qu’ils avaient promis.

Le gouvernement sud-coréen proposait un financement de 111,350 milliards f cfa (170 millions d’euros). Jeune afrique du 30 août 2016, avait évoqué la question cruciale de la garantie de trafic.

Cette question constituait le point d’achoppement entre les autorités ivoiriennes et le consortium de la société de transports abidjanais sur rail (star), qui réunissait bouygues (pour le génie civil), dongsan engineering (ingénierie), Hyundai Rotem (matériel roulant et signalisation) et Keolis (exploitation).

En cas de fréquentation inférieure à un seuil minimal, l’état ivoirien devait s’engager contractuellement à verser une compensation à l’entreprise qui va gèrer l’infrastructure ferroviaire. en août 2016, les deux parties ne s’étaient pas accordées ni sur le niveau de ce seuil, ni sur celui de la compensation.

Avec le monopole que l’état français va avoir sur le projet quel sera les closes relatives au problème de garantie du trafic ? le trafic journalier du train sera de 300000 citadins.

Source : Notre Voie

Partagez cet article