Transport au nord : La surcharche la vraie plaie

Le transport terrestre présente un cliché différent du nord au sud, c’est-à-dire d’Abidjan au nord, en passant par Bouaké.

En effet, si à Abidjan, la capitale économique du pays, l’on se plaint constamment des embouteillages du fait du nombre pléthorique de véhicules, au centre et au nord par contre, l’on note une raréfaction de ces engins. Si bien que les surcharges sont légions.

Entre Bouaké et Katiola, il nous a été donné de constater ce fait. Tout comme entre Séguéla et Boundiali. Sur ces axes, il nous a récemment été donné de constater que les passagers s’agrippent aux véhicules, faute de places à l’intérieur.

‘‘ Ici, c’est comme ça. Il n’y a pas de véhicules, et les rares qui y sont, nous sommes obligés de nous agripper au risque de les rater. En pareille circonstance, il faut attendre le lendemain, car il y en a plus’’, confie Traoré Moussa qui forçait un départ à Katiola à bord d’une Dyna de fortune.

Pour lui, c’est la rareté des engins qui provoque ce genre de situation. ‘’ Nous savons qu’il y’a des risques, mais on a pas le choix. Il faut s’adapter à la situation, il faut en payer les frais. Voici les deux options’’, clame –t-il.

Même scénario entre Séguéla et Boundiali où les Massa, et les Kya, transportent les usagers, surtout les jours de marché des contrées environnantes. ‘’ Ce n’est pas toujours comme ça.

Mais les jours de marché, l’affluence est telle que les engins ne suffisent pas pour le transport en commun de marchandises et de voyageurs. On est donc obligé de faire ce genre de surcharges pour ne laisser personne çà terre. Ces surcharges sont donc un mal nécessaire’’, clame un convoyeur.

‘‘Le nord enregistre actuellement une forte affluence. La populations a doublé. Les gens commencent à beaucoup voyager plus qu’avant. En période de crise, et bien avant, ce n’était pas comme ça. Il y avait moins d’affluence et de passagers.

Donc, ce n’était pas facile de voir ce genre de situation. Je préfère cette seconde situation, car cela démontre la bonne santé économique des activités du centre nord’’, soutient Bamba Drissa.

Sur la question de la rareté des véhicules, plusieurs personnes accusent le mauvais état des routes, sans oublier le primat que les transporteurs accordent au sud.

Dans tous les cas de figure, les surcharges sont interdites par la loi, et elles occasionnent pour la plupart du temps des accidents. Il faut donc y mettre fin.

 

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