TRANSPORT : Comment Anyama a réussi l’organisation du secteur

Anyama veut s’imposer une rigueur dans l’organisation des acteurs du transport. Ce n’est un secret pour personne, le secteur du transport à Abidjan rime avec désordre. Ce constat saute aux yeux de tout visiteur qui arrive dans la capitale économique. Un phénomène qui résiste au temps et aux régimes.

« Depuis le rappel à Dieu de notre père (Houphouët), le désordre a fait son entrée dans notre pays. Les hommes politiques rivalisent de promesses lorsqu’ils sont aux portes du Palais, mais une fois devenus Présidents, rien ne change. Le phénomène des syndicats est à la base de celui des ‘‘gnambros’’, tout va de mal en pis.», relate Charles Konan, leader politique à Abobo, visiblement écœuré.

Moult témoignages attestent qu’aucune commune n’échappent à cette pagaille pas même Grand-Bassam et Bingerville. Dans le district d’Abidjan la ville d’Anyama semble être la seule à pouvoir réussir l’organisation du transport.

Après une tournée dans ladite commune, Konaté Drissa, président de la Fédération des syndicats des conducteurs professionnels et assimilés de Côte d’Ivoire (Fespaci), donne les secrets de leur succès : «Ici à Anyama, le désordre ne peut pas prospérer, nous sommes bien organisés du plus haut niveau jusqu’en bas. Il y a des règles que les chauffeurs sont obligés de respecter, à défaut, nous sanctionnons », révèle-t-il.

Puis de poursuivre: «D’un autre côté, nos membres sont bien traités, tous les chauffeurs sous notre coupe sont pris en charge en cas de maladie. Mieux encore, en cas de décès dans notre communauté, des cars sont mobilisés gratuitement ». L’on comprend aisément les raisons de la relative paix que connaît la ville d’Anyama en matière de transport.

 

Moïses GNENEMA
Source : Autre presse

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