Transport des usagers : L’autorisation des motos-taxis à Abidjan divise

Le 21 septembre 2016, le District autonome d’Abidjan a accordé au Syndicat national des tricycles et des motostaxis de Côte d’Ivoire (Synatmt-ci), l’autorisation d’exercer à Abidjan.

Le récépissé de dépôt N°126/DAA/DAJC /2016 portant déclaration du Synatmt-ci du 21 septembre 2016, donne à Atchori Venance Okon, président du Syndicat national des tricycles et des motos-taxis de Côte d’Ivoire, une autorisation afin que ses membres exercent leur activité de transport de personnes dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire.

Un prestigieux parchemin qui a eu l’approbation de « la Loi N°2014-451 du 5 août 2014, d’orientation sur l’organisation générale de l’Administration territoriale » et « la Loi N°2014-453 du 05 août 2014 portant statut du District Autonome d’Abidjan », selon le vice-gouverneur, N’Cho Kouaoh Vincent, qui a apposé sa signature au bas dudit document.

En possession de ce récépissé, le président du Synatmt-ci sillonne les bureaux des professionnels du transport aux fins de susciter leur adhésion. Au Haut conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d’Ivoire (Hcpetrci), la surprise était totale.

Le lundi 3 octobre 2016 le patronat du transport routier ivoirien n’a pas fait dans la dentelle : « Au moment où la Côte d’Ivoire aspire à l’émergence en 2020, il est impossible d’autoriser des mototaxis à Abidjan », selon une source bien introduite au Hcpetrci.

Le président de cette institution, Camara Abdramane, a, quant à lui, poliment refusé de s’y prononcer lorsque nous lui avons rendu visite. Il a laissé entendre qu’il va se référer au ministre des Transports, Gaoussou Touré, avant toute déclaration.

Jules César
Source : Le Mandat

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