Transport / Péage sur le 3ème pont : Le calvaire des usagers

Si vous n’avez pas de monnaie, vaut mieux éviter d’emprunter le pont Henri Konan Bédié. Au risque de se retrouver dans un véritable labyrinthe, au niveau du péage.

Les usagers en possession des billets de 5000 et 10 000 fcfa vivent le calvaire, surtout les après-midi à ces lieux de contrôle. «C’est un problème de monnaie à partir de 14 heures, notre stock de monnaie s’épuise», explique un agent installé dans un box, mardi après-midi.

Selon elle, cette situation est due au fait que le pont est devenu le lieu pour de nombreux usagers de se faire la monnaie. «Même s’ils ont la monnaie avec eux, ils nous tendent un gros billet pour avoir la monnaie. Cela ne facilite pas notre tâche», relate notre interlocutrice.

Du côté des usagers, on conçoit mal qu’on passe 2 à 3 heures d’embouteillage sur ce « 3ème pont qui est censé décongestionner le trafic » à Abidjan. «Ce qui est inquiétant, c’est que c’est maintenant qu’on assiste à ces embouteillages», déplorent des passagers.

La société gestionnaire du pont, pour sa part, a rédigé une affiche à l’attention des usagers où on peut lire : «En raison d’une pénurie de monnaie, les billets de 10 000 et de 5 000 Fcfa ne seront plus acceptés (temporairement), à partir du 22 septembre 2015 à 14H00».

Sur le pont Henri Konan Bédié, les véhicules de tourisme paient 500 fcfa, les véhicules de transport 1500 fcfa, les véhicules poids lourds 3000 fcfa.

L’etat subventionne à 50% le passage des véhicules de tourisme qui représentent 80% du trafic sur le pont. L’entreprise concessionnaire socoprim, selon la convention, gère l’ouvrage pendant trente ans.

Abou traore
Source : Le Sursaut

Partagez cet article