Transports : Les 5 points les plus endommagés des taxis à Abidjan

Les véhicules à usage de taxis communaux dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire présentent souvent un piteux état lié au poids de l’usage. Certains composants ont même atteint la durée de vie. Et ce sont les usagers, victimes du peu de confort accordé, qui en souffrent le plus.

Le poignet de portière
Il n’est pas rare de voir un passager de taxi «wôrô wôrô» ouvrir la portière par le poignet extérieur, en passant le bras au dessus de la vitre. De l’intérieur comme à l’extérieur, le mécanisme permettant une ouverture de la portière est très souvent abimé ou bloqué.

«Certains clients ont cette manie de tout faire avec la force. Pourtant ces poignets sont faits dans des matières délicates. Ce n’est pas du fer», s’est plaint un chauffeur interrogé par Acturoutes sur le sujet.

Parfois le transporteur est le seul à maitriser la technique pour le faire fonctionner correctement. Résultat: l’homme au volant effectue une gymnastique très gênante pour le passager afin d’aider ce dernier à monter ou descendre.

La manivelle des vitres
Cette pièce démontable fait fréquemment l’objet de vol. Si bien que des chauffeurs décident volontairement de la démonter et de la garder près d’eux. «Si un client souhaite hausser ou baisser les vitres, je la lui passe et je la reprend une fois qu’il a fini. Ainsi, ma manivelle est toujours avec moi», a confie un autre chauffeur. D’autres, pour régler définitivement la question, remplacent la manivelle par une pièce métallique en forme de «Z» directement vissée au mécanisme. Des usagers moins chanceux ont déjà pris place dans un taxi qui a le mécanisme totalement bloqué et ont faire l’amère expérience de l’incapacité de modifier la position de la vitre qu’on soit en temps de chaleur ou en pleine saison de pluie.

Le rétroviseur extérieur
A voir certains rétroviseurs on pourrait croire que cette pièce ne joue aucun rôle dans la conduite automobile. Et pourtant c’est le principal outil qui permet au chauffeur de cerner son environnement c'est-à-dire les présences sur le côté et à l’arrière du véhicule. Plusieurs taxis d’Abidjan n’en disposent pas, le chauffeur étant contraint de rouler «à l’aveugle».

De carrés de miroir sommairement plaqués sur un support, l’état du rétroviseur donne une idée de l’acabit du transporteur. En réalité, cette pièce est la première cible des «syndicats» en cas de litige avec le chauffeur de taxi. Une pièce vite revendue dans les casses.

Le feu de cabine
Cette petite ampoule est censée donner de la lumière à l’intérieur du véhicule en cas besoin. Pour les chauffeurs de taxis, le feu de cabine devient essentiel de nuit surtout lorsqu’il est besoin de faire d’encaisser l’argent du client et si besoin est de rendre la main.

En raison du défaut de feu de cabine, les taxis ont tous ou presque une petite lampe torche, peu pratique mais assez suffisante pour les derniers échanges avec le client. Pour les usagers, l’absence de feu de cabine renforce le sentiment d’insécurité.

La ceinture de sécurité
Défraichie ou rafistolée, elle est toujours présente dans les taxis. Le défaut de ceinture de sécurité expose en effet à une mise en fourrière systématique du véhicule. Mais beaucoup d’usagers préfèrent s’abstenir de la mettre, pas seulement par négligence. «Ces ceintures sont si fanées qu’elles ne vous assurent aucune protection en cas d’accident», explique un passager. «Au mieux, elles vous tâchent vos vêtements. Au pire, elles peuvent vous transmettre des infections», a-t-il ajouté.

Célestin KOUADIO
Source : acturoutes.info

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