Transports : Les causes du non respect des coûts des trajets en «gbaka»

Pour se déplacer, les Abidjanais ont recours à plusieurs types de transport en commun. Il s’agit entre autres, des taxis compteurs, des taxis communaux, des taxis inter-communaux et des «gbaka».

Le dernier cas, c’est-à-dire, le déplacement en minicar appelé communément «gbaka» est à n’en point douter, un des moyens de transport les plus utilisés dans la capitale économique. Cependant, la population assiste presqu’impuissante, tous les jours à une hausse du coût des trajets en dépit de la volonté des autorités de réduire le coût de la vie.

Deux raisons principales peuvent expliquer cette situation. La mauvaise foi des transporteurs et le manque de solidarité des voyageurs.

La mauvaise foi des transporteurs
Aux heures de pointe, d’Abobo à Adjamé, de Yopougon à Adjamé et vis versa, ces transporteurs prennent les embouteillages comme prétexte pour revoir les prix à la hausse.

«Il n’y a pas de route» ou encore «c’est gâté devant», aiment à répéter les apprentis «gbaka» appelés aussi «balanceurs», pour expliquer la majoration. Alors même que hormis des «gbaka», quel que soit l’obstacle sur la route, les autres types de transport appliquent le tarif normal.

Le manque de solidarité des voyageurs
Face à ces hausses, les Abidjanais se sentent obligés de payer, quel que soit le prix. Car, ils sont tenus d’arriver à l’heure au travail, au rendez-vous, à la maison ou à l’école pour les élèves. Chacun a un objectif à atteindre qui est différent les uns des autres, au point qu’il n’a pas le temps d’exiger le tarif normal. Mais, tout le monde se plaint de la cherté de la vie.

Une question mérite d’être posée. Qui des autorités qui sont chargées de faire respecter les prix, de la population qui a le droit d’exiger le prix normal, et des transporteurs habités par la mauvaise sont responsables du non respect des tarifs ?

En attendant la réponse à cette question, la population, la grosse victime subit la loi des chauffeurs et apprentis «gbaka». L’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020 passe par un système de transport bien organisé et intelligent.

Joseph N’GORAN
Source : acturoutes.info

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