Zone portuaire d’Abidjan : Dégradation de la voie autour du rail

Le bitume autour de la voie ferrée, dans la Zone 1 à Treichville, au Sud d’Abidjan, connaît un état de dégradation avancée. Pour aborder les rails, les automobilistes se voient contraints de rouler au pas.

Une situation qui crée un embouteillage permanent et plus dense aux heures de pointe. Ce constat est observé au niveau de la Rue 38 reliant le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Treichville, au Grand carrefour de Bassam, et la rue située derrière le Palais des sports de Treichville.

« Tous les jours que Dieu fait, il y a un bouchon sur ces voies », rapporte un commerçant. La voie autour du rail située aux encablures du Palais des sports, est transformée en une desserte de « Gbakas », des minicars de transport en commun.

Ces minicars stationnent non loin de la voie ferrée pour ramasser des passagers. Et dès leur stationnement, des personnes accourent vers ces véhi- cules pour avoir une place afin de se rendre à Adjamé où Abobo, dans le nord d’Abidjan.

Ce qui perturbe la circulation et met ostensiblement la vie de ces citoyens en péril. « Nous n’avons pas le choix », clame une personne qui s’empresse d’avoir un siège dans un minicar opérant sur cette ligne. Alors que les véhicules devraient traverser rapidement les chemins de fer pour éviter toute collusion avec les wagons, l’on assiste à un ralentissement.

Les charges des gros camions très présents dans la zone portuaire affaissent davantage le bitume. Sur le boulevard du port d’Abidjan, allant du Chu de Treichville au pont de Vridi Canal (Port-Bouët, sud Abidjan), un effort de revêtement de la voie a été fait.

Toutefois, des parties non-nivelées, surtout au niveau du pont de Vridi Canal, créent des embouteillages monstre. A ce niveau, c’est une guerre que se livrent les berlines, les grues et les remorques pour se frayer un chemin. Sur les accotements, plusieurs camions sont stationnés, rétrécissant le passage sur la chaussée.

Selon un automobiliste, les autorités devraient penser à dégager les camions sur le trottoir pour rendre la circulation fluide. Il y a quelques semaines, un particulier a eu son pneu éclaté dans la soirée, a indiqué un agent d’une société opérant dans l’import-export.

Bien que des policiers régulent la circulation, l’embouteillage demeure, et ce, sur plusieurs kilomètres. M. Koné, un riverain, dénonce la dégradation de la voie sur le pont de Vridi Canal où le plus gros des embouteillages de la zone portuaire est observé.

Sur cette route, l’on trouve des lignes de transport de taxis banalisés, reliant le sud et le nord de la capitale économique ivoirienne. Mais également, des dessertes de la Société des transports abidjanais (Sotra, publique).

A en croire certains automobilistes, les temps d’attente sont insoutenables et entraînent des pertes financières considérables. Les taxis intercommunaux, eux, évitent d’emprunter le pont du Canal de Vridi aux heures de pointe, afin de ne pas s’embourber dans des bouchons interminables, ce qui est dommageable pour les citoyens.

Patrice Allégbé
Source : Le Mandat

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